Artistes de référence

Cathy Garcia


Cathy Garcia

cathy garcia

Née à Hyères dans le Var, le 16 juin 1970.

Ex-artiste de théâtre de rue, elle a travaillé une dizaine d’années avec entre autre la compagnie tarnaise Plasticiens Volants (chanteuse, artificière, comédienne, technicienne en décor - décors gonflables géants et marionnettes gonflables géantes et volantes - responsable de communication etc.). Nombreuses tournées en France et à l’étranger, au cours desquelles elle écrira ses Calepins Voyageurs– Journal intime en tournée 1997-2002.

En 2001, elle publie grâce à Marcel Chinonis, trois recueils aux Ed. Clapàs et en septembre elle part vivre dans le Lot, tout en continuant à travailler et à voyager pour les spectacles.
Devenue maman en février 2003, elle en profite pour se livrer pleinement à l'écriture et lance en juillet le numéro 0 de NOUVEAUX DÉLITS, revue trimestrielle artisanale de poésie vive et dérivés, imprimée sur papier recyclé.

Cathy Garcia outre ses propres textes, y publie des auteurs de tout horizon, connus et inconnus et en plusieurs langues. Elle se met elle-même au service de la traduction de poètes et auteurs anglophones  (Angleterre, Usa, Canada, Australie) et tout particulièrement d’auteurs amérindiens.

Ses propres textes sont publiés dans de nombreuses revues et anthologies en France et à l’étranger (Belgique, Québec, Colombie, Royaume-Uni, Lybie, Canada, île Maurice, Brésil…) et traduits en Arabe, en Catalan, en Anglais, en Portugais (Brésil). Elle a publié depuis 2001 neuf recueils, un conte et illustré le recueil d’un autre poète.

Son blog Délit de poésie et cie : http://delitdepoesie.hautetfort.com/

Elle est pratique aussi la photographie http://imagesducausse.hautetfort.com/.

Ses dessins et peintures seront exposés pour la première fois en 2008 à Cahors.

Sans oublier enfin l'incontournable
LE DÉCOMPRESSEUR, ATELIER PICTOPOÉTIQUE DE CATHY GARCIA
"Délits de gribouglyphes et grafficoloriages" :



Cathy Garcia
Parcours poético-précaire

cathy garcia
Dissonance - dessin de Cathy Garcia ©2008

 

Pour être autorisé à faire quelque chose, il faut l’avoir déjà fait.

Où finit l’autorisé ?

Où commence le faire ?


Pour être, il faudrait arrêter de faire, mais si on ne fait pas, on est « rien ».

Rien. Serait-ce l’accomplissement suprême ?

Le rien, le vide, pro-matière, n’est-il pas la source originelle de toute énergie ?

Contenant et contenu, énergie inépuisable du Tout.

Mais ne nous égarons pas.

Il faut pouvoir prouver ce que l’on est.

Il faut légaliser ce que l’on fait.

Sinon on est hors.

La loi.

Du monde.

Mais en soi ?

Pour être intègre, il faut se désintégrer.

Pour s’intégrer, il faut lécher combien ?

Combien de centimètres les incisives ?

Je SUIS, toujours avec cette désagréable sensation de n’être pas en règle.

Déréglée, hors du temps, avec le temps absolu comme démesure.

Le but n’est qu’argent.

Tout est bon pour faire de l’argent.

Le bon faire c’est faire de l’argent,

Le reste est fainéantise, parasitisme.

L’art qui fait de l’argent

La culture qui fait de l’argent

La littérature qui fait de l’argent L’humain qui fait de l’argent Est reconnu utile.

L’art, la culture, la littérature, l’humain sont inutiles.

Seul l’argent leur donne consistance.

Que faites-vous dans la vie ?

Mais que fait la vie en moi ?

.../...

 » lire la suite surdu poème écrit en 2008
par Cathy Garcia sur evazine.com


GRIBOUGLYPHES DE CATHY GARCIA
par Jean-Paul Gavard-Perret

L’ œuvre graphique de Cathy Garcia naît de l’espace entre les mots et le silence. A travers ce corps iconographique c’est l’âme et l’esprit qui se déploient de manière instinctive et dans un parfait abandon non en tant qu’arme fatale des sirènes mais comme repos de la guerrière.

En effet, et lorsqu’elle ne peut plus écrire Cathy Garcia reprend ses « gribouglyphes » (qu’on peut appeler aussi des « grafficoloriages »)  pour respirer. C’est pourquoi elle ne se considère pas comme une artiste « professionnelle ». Pourtant elle peut en remontrer à beaucoup de ceux et celles qui se prennent pour tels. Par ses gris brouillages elle embue de couleurs et de taches les figures du dehors pour en consumer le vernis jusqu’à la transparence. Ils créent des no man’s land qui ne laissent rien perdre de l’absence qu’ils retiennent. 

A travers de tels « petits » travaux faussement sans importance, l’artiste nie la neige et  retourne aux  terres noires. Dans la nudité de la blancheur elle fait sourdre ses angoisses avec les nôtres afin de créer ,au delà même de la joie, ce que Ponge nommait l’ « Objoie » à savoir le lieu où le plaisir de gribouiller devient orgasme.

De manière moins naïve qu’il n’y paraît, Cathy Garcia nous joue avec ses images découpées dans le temps. Elle devient la voyante par intermittence de l’art  sans nous rendre forcément voyeurs. Mais nous voilà piégés. La poétesse devenue soudain la taiseuse, reste l’intruse qui sait que les mots ne résolvent rien et qu’il faut parfois en passer par le dessin.

A travers lui elle montre l’envers des mots, scanne leur pénombre. Dans les brèches de ses images se découvrent des moments, des lieux retirés de l’être.  Et celui qui regarde grelotte sans qu’il puisse savoir si c’est de froid, de fièvre ou de peur.

Cathy Garcia, perfide, répond « ça fait ça quelquefois quand on a mal dormi ». On fait semblant d’accepter son verdict. Plus tard on sort boire un Vermouth dans un bar Italien. On n’ira pas plus loin. Il nous faut  faire demi-tour pour retrouver les « gribouglyphes ». Ils nous entraînent comme si nous devenions un enfant ou un vieillard qu’il convient brusquer un peu, « pour son bien ». De telles images  bien calées entre les mots  et le silence représentent un secret aligné « à notre main » par la main de Cathy. Elles les invente après le crépuscule, quand toutes les âmes ayant perdu leur blondeur d’épi sont grises comme des chats dans la nuit.

Jean-Paul Gavard-Perret
Jean-Paul.Gavard-Perret@univ-savoie.fr

Né en 1947 à Chambéry, Jean-Paul Gavard-Perret est maître de conférence en communication à l´Université de Savoie. Il poursuit une réflexion littéraire ponctuée déjà d'une vingtaine d'ouvrages et collabore à de nombreuses revues.
Voir aussi ici.

BIBLIOGRAPHIE de Cathy GARCIA

MYSTICA PERDITA, éd. A Tire d’Ailes 2009, papier recyclé, 40 pages, illustrations originales de JL Millet, présenté par Werner Lambersy

KELTIA CANTORUM, Ed Zen Evasion 2008, Gwerz de Jean-Louis Millet (auteur) et paléoglyphes de Cathy Garcia (illustratrice), tirage limité.

NOUVELLE HISTOIRE DE LA CHEVRE DE MONSIEUR SEGUIN (conte) éd. A Tire d’Ailes 2008, papier recyclé , 17 pages, illustration originale n&b de Michèle Martinelli en couverture

CHRONIQUES DU HAMAC, éd. A Tire d’Ailes 2008, papier recyclé, 96 pages, préambule de Michel Host (Goncourt 1986)

OMBROMANIE, éd. Encres Vives, coll. Encres Blanches, décembre 2007, présenté par Pierre Colin, collage n&b de l’auteur en couverture

SALINES, éd. A Tire d’Ailes, 2007, papier recyclé, 44 pages, illustrations originales nb de Katy Sannier, postface de Michel Host

LES ANNÉES CHIENNES –  Série autodigestion, éd. A Tire d’Ailes, 2007, papier recyclé, 52 pages, illustrations originales nb de Marie Bouchet.

JARDIN DU CAUSSE, éd. à tire d'ailes, décembre 2004, papier recyclé, format b5, 112 pages, Préface de Mireille Disdero, poète et romancière, présentation par Patrick Devaux, poète belge – Illustrations originales n&b de Joaquim Hock, peintre et dessinateur belge également.

GRIS FEU chez Ambition Chocolatée et Déconfiture (Collection de poésie, numéro 1, 2003). 13 poèmes avec une illustration n&b de Blandine Jullien.

CALEPINS VOYAGEURS - Journal intime en tournée 1997/2002 plus quelques poèmes, sur le cd-rom L'EXORCISME DU SABLE (Pourquoi toujours dans le désert ?) du poète Christian Erwin Andersen aux Ed. Profana Bellica 2003 (Belgique)

PAPILLON DE NUIT, présentation par Marc sastre, Ed. Clapàs dans la collection Franche-Lippée 2001

FRAGMENTS DE TOUT ET DE RIEN, Editions Clapàs, Collec. Les Ami(e)s à Voix 2001

PANDEMONIUM 1, Editions Clapàs, Collec. Les Ami(e)s à Voix 2001

ANTHOLOGIES :

L’IVRESSE, Les Adex, concours 2007
NOUVEAUX POETES FRANÇAIS ET FRANCOPHONES (JP Huguet éditeur - 2003)
La rumeur des choses, DESS Edition de la Sorbonne 2003.