Artistes de référence
FRANCE - INDRE (36)


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Gilles HANCOTTE
Artiste peintre
173, route de Châteauroux
36250 Saint Maur (France)
Tél. : 02 54 27 36 13 - 06 62 40 59 01
courriel : gilhancotte@aol.com
 
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Marc HEMBERT
peintre

8 rue Vincent Villarnoux
36200 CEAULMONT
Tél. : 02 54 47 75 56
courriel: marc.hembert@wanadoo.fr



D'ENTRE LES MURS
Chrystèle Lerisse, "Domus"
- Musée de l'Hospice Saint-Roch, 36100 Issoudun,
du 14 juin au 14 septembre.

Avec Chrystèle Lerisse, la photographie inscrit une coupure et montre le leurre de seuil afin que l’inconscient du "Domus" (maison de l'être) qui ne connaît pas la traversée des frontières ne nous prenne pas en traîtrise à travers ce qui lui est offert. Livrant un "décor" nu, la photographe n'en exhibe que son unité "amortie" et il n’existe pas de place à une réelle jouissance qu'en voyeur on espérait. On tombe non dans mais du décor, cette chute ne répond donc pas à la demande narcissique au moment où l'épreuve (qui n'a jamais si mieux portée son nom) n’est pas la multiplication fiévreuse de pseudos franchissements. Il convient donc ici, par l'intérieur ou l'extérieur, de passer non le mur mais la photographie. Franchir la photographie revient donc en un premier temps renoncer au mur.

Chrystèle Lerisse, par-delà la matière dure des murs, capte à la surface de l’air une matérialité visuelle rendant compte de l’éther c’est-à-dire de ce qui entoure les "objets" en ayant le courage de faire non traverser le mur à la manière d'une passe muraille mais de trouver ce qu’il y a derrière le visible. Tant par le format qui impose un questionnement sur la signification classique du cadrage, que par son traitement du noir et blanc souvent évanescent et presque "abstrait", l'artiste ouvre le regard afin de mieux traverser l’opacité apparente de la réalité. Dans un traitement volontairement flou de celle-ci, la photographe se revendique, avec la douceur de ses images, toujours "sans titre", dans le respect du choix de notre interprétation. Le frôlement du regard devient l’obturateur exigeant de notre conscience interpellée sur les apparences trompeuses dans ce qui chez celle qui regarde les œuvres, l’attente, la contemplation, l’observation, la pensée, la sensation ne soient pas de vains mots. L'artiste insiste d'ailleurs souvent sur son “ besoin d’inscrire ces ressentis physiques et mentaux sur la pellicule ” et c'est cevers quoi elle tend depuis près de vingt ans .

Le choix d’une approche résolument radicale qui ne fait aucune concession ni par rapport au sujet, ni par rapport au format, invite à un effort de regard des plus exigeants. Chrystèle Lerisse incite à reconstruire la communauté inavouable de ses fragments en offrant au spectateur une rencontre comme décalée, différée qui le reconduit vers les défilés de l’inconscient mais ne lui donne pas de quoi “ se défiler ” devant le péril de la traversée. Face au compact rassurant du mur, la photographie en arrache des morceaux. Ce qui compte n'est plus le mur mais "le morceau manquant" : à savoir le regard qui se porte sur lui. Regard de l'objectif tout sauf objectif. Toutefois le plus important est ni le regard ni le mur mais l'entre deux : un réel désir y passe, se projette sur le mur nu de l'image. Image de l'image, lieu du lieu, transfert. Oui, un transfert qui , en les moments de foudre que capte la photographe , crée ce qui n'est plus un leurre mais une jouissance. On peut nommer cela : nudité de l'extase. Rien qu’une étendue sans prise, nappe blanche, nappe grise, vibrantes dans l’immobilité.

Tout se passe comme si le dehors jusque-là occulté se déclarait enfin et comme si le temps présent qui occulte le passé levait le voile. De la maison de l'être nous ne connaissons plus que la peau. La chaleur la décante, mais elle ne nous habite plus. Le mur fait à peine partie du monde : l’espace appartient plutôt à son retranchement, à son effacement, à son abstraction. Il nous exclut. D’où sa pureté, son enchantement, son extase nue. Ce qui fascine c'est l’absence de charmes anodins, superflus. Ce qui fascine c’est aussi l’horizon, le creux, l’ultime tissu du monde, l’extase troublante qui découragent les morts ou les appellent. A travers la photographie et en son parfait silence le mur a le dernier mot car lui-même est silence. Certes il a - dit-on - des oreilles. Mais, ici, elles ne servent plus à rien.

Jean-Paul Gavard-Perret
Jean-Paul.Gavard-Perret@univ-savoie.fr

Histoire de l'art de Ernst Hans Gombrich

Histoire de l'art de E.H. Gombrich est l'un des ouvrages sur l'art les plus célèbres et les plus populaires jamais publiés. Depuis quarante-cinq ans, il demeure une introduction inégalée à l'ensemble du sujet, des premières peintures rupestres à l'art d'aujourd'hui. Dans le monde entier, les lecteurs de tous âges et de tous milieux ont trouvé en Gombrich un véritable maître, qui allie la connaissance et la sagesse à un don unique pour communiquer directement sa profonde affection pour les oeuvres qu'il décrit. Cette Histoire de l'art doit sa popularité durable au style simple et direct de l'auteur. Son but, écrit-il, est "d'apporter un certain ordre, une certaine clarté dans l'abondance de noms propres, de dates, de styles qui compliquent quelque peu les ouvrages plus spécialisés". Grâce à son intelligence de la psychologie des arts visuels, il nous fait percevoir l'histoire de l'art comme "un enchaînement ininterrompu de traditions encore Vibrantes" qui "relie l'art de notre temps à celui de l'âge des pyramides". Le succès toujours grandissant de ce classique va se confirmer auprès des générations futures, avec cette seizième édition, révisée et présentée dans un nouveau format.

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Chrystèle Lerisse
Indices


Chrystèle Lerisse, née en 1960, est une photographe qui depuis ses débuts d’assistante à l’école d’art de Tours mène une carrière d’artiste aux multiples facettes. Elle a réalisé une série impressionnante d’expositions, à Paris, à New- York et aux Rencontres d’Arles.
Chrystèle Lerisse est représentée par la galerie Baudouin Lebon et compte à son actif onze ouvrages de référence dans la continuité d’une démarche très originale.


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Jean-Paul Gavard-Perret
Beckett et la Poésie :
La Disparition des images