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Cafés d'artistes à Paris
de Martin Schreiber et Gérard-Georges Lemaire
L'histoire des cafés est indissociable de celle de la création artistique. À la fois agora et havre de solitude, ils rassemblent les artistes depuis le début du XIXe siècle.
À Paris, la vie intellectuelle française et internationale se fait et se défait dans les cafés. Au fil du temps et des modes, ces "écoles du savoir" constituent le décor d'une balade à travers trois quartiers mythiques : le Montmartre de Renoir, Toulouse-Lautrec et Picasso; le Montparnasse de Modigliani, Man Ray et Hemingway, le Saint-Germain-des-Prés de Sartre, Prévert et Juliette Gréco.
Des documents anciens, des reproductions de tableaux, des manuscrits et de magnifiques photographies des mêmes lieux aujourd'hui, illustrent cette tradition bien française, que le monde entier nous envie.
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L... portraits de femmes
de Jean-Marie Marion
Ces photographies sont libertés, la féminité y est irrésistible. Peut-être grâce à cette idée, si précieus
aujourd'hui : laisser le droit de choisir à celles qui les composent, comme on choisit sa vie, son droit à la pudeur ou l'impudeur, selon l'envie et le moment, choisir d'être nu ou tout habillé, choisir l'attitude, choisir de prendre ou d'offrir. Et c'est là peut-être le plus grand mystère de ce livre : par quelle magie Jean-Marie a-t-il ainsi réussi à photographier la tendresse ?
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Les peintres réalistes russes en France, 1860-1900
de Tatiana Mojenok
Les réformes de Pierre le Grand ouvrent la Russie à l'Occident. Le tsar met en place le système d'enseignement qui se poursuit par un séjour à l'étranger. L'Académie des beaux-arts, fondée à Saint-Pétersbourg en 1757, reprend ce système d'enseignement artistique et récompense ses meilleurs élèves par des bourses permettant un séjour en Occident. Dans la deuxième moitié du XIXè siècle, on constate une exceptionnelle présence de peintres russes en France. Le système choisi par l'Académie - des séjours de relativement longue durée, sans obligation de résidence - permettait, à la différence de la pratique française du séjour à Rome, d'acquérir une véritable culture internationale, celle qu'offrait précisément Paris. Tous les grands maîtres du mouvement des ambulants (peredvijniki), qui ont joué le rôle principal dans l'affirmation du réalisme, sont passés par Paris. On y trouve Vassili Perov et Alexeï Bogoliubov, Ilia Repine et Vassili Polenov, Ivan Kramskoï et beaucoup d'autres. L'auteur aborde l'histoire de ces artistes en France en faisant un choix judicieux et en insistant sur des destinées originales comme celle de Verechtchaguine ; elle passe en revue leurs lieux d'habitation et de travail, tels que Veules-les-Roses en Normandie, et présente l'activité des organisations qui contribuèrent au bon déroulement de leurs séjours, comme l'Association d'entraide et de bienfaisance des artistes russes à Paris. L'ouvrage propose un regard nouveau sur un chapitre essentiel des échanges franco-russes.
Biographie de l'auteur
Tatiana Mojenok est diplômée de l'Université de Saint-Pétersbourg, de l'École du Louvre et docteur en histoire de l'art de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne. L'ouvrage est issu de sa thèse de doctorat soutenue sous la direction d'Éric Darragon. Les travaux actuels de l'auteur portent sur l'analyse des interactions entre les cultures russe et française au XIXè siècle, ainsi que sur la problématique du réalisme. Elle a publié plusieurs articles dans les revues spécialisées en France et en Russie et participé à la mise en œuvre d'expositions sur l'art russe, à Paris et à Nice.
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