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Artextil 2008 - Invités d'honneur
Josef et Paulette Ciesla


Le Pajac (1979)



tissu comprimé dans l'acier


Mur i Koszula czerwona (chemise rouge) - 1991

Josef et Paulette Ciesla sont deux musiciens du textile…il écrit la partition, elle interprète ses dessins, joue des fils…. Tout un vocabulaire d’harmonie et de contrepoint pour une sémantique du tissu qui n’est pas simple surface mais tridimensionnalité vivante...

Mic Bernard-Gilles (écrivain et critique)


Le fil me tient

A 14 ans fabriquer du tulle plutôt que des tuiles… à 18 ans entrer à l’Ecole supérieure de tissage de Lyon plutôt qu’en mécanique… être contremaître durant dix années dans l’industrie textile et la quitter à 36 ans pour ne plus vouloir en entendre parler … et toutefois y revenir six ans plus tard, contraint forcé par une boucle, comme un lasso, qui m’entrave alors la marche… le fil me tient… et c’est ainsi qu’avec Paulette nous devenons partenaires pour une nouvelle odyssée textile qui durera une dizaine d’années. Le temps d’explorer fils et tissus autrement.

Le tissu est notre seconde peau de naissance à trépas. Il nous ressemble, nous identifie, il s’ajuste, il protège ; la moindre couleur, un souffle, un plissement, un déplacement, le font vibrer ; il a une place unique dans nos habitations, nos existences. De là à être un vecteur de nos fantasmes, de nos peurs, de nos amours et le fil se chaîne ou se trame avec le bois, le métal, le cuir ; se dresse, se tresse, s’enroule, s’incurve pour tout une poétique de l’imaginaire qui toujours puise son inspiration dans Mère-Nature.


Josef CIESLA - Artas le 7 Août 2008

Josef CIESLA



Conclusion bis (1985)





Les Gémeaux(1977)

sculpture textile
bois, bronze, sisal, laine, rayonne, fibres diverses
ht 59 cm lgs 45 x 21 cm



Librairie Arts-up
en association avec Amazon


Josef Ciesla



Né en 1929, enfant d’émigrés d’origine polonaise arrivé en France à l’âge de 4 ans, Josef Ciesla est autodidacte, ses seules études sont les cours qu’il suit à 19 ans à l’Ecole Supérieure de Tissage de Lyon puis à l’Académie des Beaux-Arts. Il quitte son état de salarié en 1968 alors qu’il est cadre dans l’industrie textile et «emprunte à 36 ans un chemin allant vers plus qu’une croyance : la coagulation d’un être à un état » (J-P Gavard-Perret ). Le critique d’art René Déroudille soutient tout particulièrement son œuvre et favorise en 1970 l’obtention de sa première commande publique pour le Conseil Général du Rhône. Celle-ci ouvre le champ à plus de 70 réalisations monumentales implantées dans nombre de lieux publics et entreprises privées. A la suite d’expositions personnelles en France, Pologne, Etats-Unis, Allemagne, son œuvre est présente dans divers musées et dans de très nombreuses collections particulières de par le monde. Sa sculpture est connue, son œuvre graphique à peine, elle est pourtant considérable puisqu’elle s’exprime largement depuis son journal intime jusqu’à de grandes œuvres murales.
Gaston Bachelard est de tous temps son maître à penser, la nature sa référence, et les quatre éléments sont intimement mêlés à son travail dans lequel tous les matériaux sont convoqués : l’acier en priorité – l’acier qui s’oppose ou épouse la terre, le bois, la pierre, l’émail, le textile, le bronze…toute une Forêt des Signes que Jean Paul Gavard-Perret traduit en 1999 dans le livre Josef Ciesla, les portes du silence ou le chant des signes, collection « Les Sept Collines » – Jean-Pierre Huguet éditeur.
En octobre 2006 ce travailleur inlassable met en place à l’Université Lyon 3 une sculpture fontaine en bronze Empreintes et Résurgences qui rend hommage aux valeurs incarnées par Jean Moulin.
Josef Ciesla : les portes du silence
de Jean-Paul Gavard-Perret



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