Pour réaliser vos boutis, vous pouvez commander des croquis auprès de
Mireille Santarnecchi
Tél : 06.77.21.90.24 - web :
www.aboutis.fr
modèles originaux "A'Boutis"

Rond de serviette

"épi de blé" sur le sac

Tableau "Oulivado"

Coussin "Camargue"

Coussin aux alliances

motif réalisé en boutis
sur le sac
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La technique du boutis est vraiment à la portée de tout le monde car elle ne comporte aucune
difficulté majeure même si quand on voit un ouvrage pour la 1° fois on se dit
que cela doit être très compliqué. Ce qui arrête le plus les personnes c'est le facteur
temps car il en faut, c'est sûr, mais lorsque l'on a vraiment le désir de faire quelque chose le temps importe peu.
Il y a 3 étapes dans la confection d'un boutis :
- le report du dessin
- la couture du motif
- le bourrage de tous les espaces
et à chaque étape c'est magique car on voit l'ouvrage prendre forme et on a toujours envie de continuer pour voir ce que cela va donner.
De plus pendant que l'on est immergé dans son ouvrage, on oublie tout et cela est très apaisant, comme une séance de relaxation en fait.
Frédéric Mistral, poète provençal disait du boutis :
D'autres piquant la fine toile,
Font le boutis, ouvrage divin
Qui ressemble à un pré, dont le givre
Broda de blanc les feuilles et les pousses.
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Tout a commencé avec le matelassage, technique connue dès l'antiquité sur tous les continents mais l'ancêtre du boutis proprement dit
serait arrivé en France par la Méditerranée via la Sicile.
Avec l'ouverture des voies maritimes vers l'Inde, l'Europe découvre d'innombrables richesses.
Louis XIV grâce à Colbert crée la Compagnie des Indes puis la Compagnie du Levant.
On voit arriver en France de plus en plus d'étoffes aux dessins magnifiques.
La région de Marseille dont le port recoit ces étoffes sublimes va se lancer dans
l'impression de toiles indiennes brutes. Ces toiles imprimées en France auront un succès immédiat.
Les femmes seront séduites par les prix peu élevés, la facilité d'entretien et les couleurs.
Mais devant le succès de ces étoffes les marchands drapiers et les soyeux font pression sur le Roi
qui réglementera la fabrication et l'usage de ces toiles imprimées ou peintes.
Heureusement le roi maintiendra l'autorisation d'introduire des toiles blanches pour les piquer
et cette activité de piquage va sauver les emplois de l'époque.
Ainsi vont se développer les techniques typiquement provençales du piqué et des broderies qui utilisent le relief.
Chaque jeune fille avait dans son trousseau des objets en boutis : vannes, jupons, dans les milieux populaires
elles cousaient le soir après la journée de travail et chacune en quelque
sorte y racontait un peu sa vie, ses souhait grâce à la symbolique des motifs choisis.
Mireille Santarnecchi, une passionnée spécialiste du boutis
Mireille Santarnecchi, née en 1955, habite à Pujaut, un petit village à côté d'Avignon où elle a son atelier.
Créatrice de modèles, elle fabrique aussi des objets finis sous la marque A'boutis et donne des cours à ceux
qui sont attirés par ce savoir-faire ancestral. Elle est à l'origine de l'association "Boutis et Création".
Son histoire d’amour avec le boutis a commençé il y a plus de 15 ans :
"mon premier ouvrage a été un coussin et à l'époque j'avais compté qu'il m'avait fallu à peu près 200 heures pour le faire" se souvient-elle.
Au début, elle réalise des modèles anciens mais très vite elle crée ses propres modèles,
car elle avait " l'envie d'intégrer le boutis à notre vie de tous les jours, de le faire vivre et non pas de le figer
dans le temps car je pense que toute chose qui n'évolue pas, meurt, disparaît".
Mireille Santarnecchi dépose alors sa marque - A'boutis - à l'INPI
(Institut National de la Propriété Industrielle). Depuis elle vend ses modèles.
Pour celles qui n'ont pas le temps ou l'envie
de faire du boutis mais qui souhaitent néanmoins en avoir un chez elles, elle vend aussi
des objets finis : coussins, abat-jour, frise rideaux... Elle fait également
des tableaux avec l'aide d'un artiste peintre et même elle réalise à la demande des créations personnalisées.
Si vous avez une idée ou un projet, n'hésitez pas à la contacter.
Mireille Santarnecchi recoit des visiteurs du monde entier, de France bien sûr mais aussi du Sénégal, du Canada...
"Il est certain que le boutis est pour moi une passion très enrichissante de part la beauté de
ce que l'on réalise. Lorsque je donne mes cours cela me permet de rencontrer des personnes de
tous horizons et d'échanger avec ces personnes, cela m'apporte toujours quelque chose".
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L'origine du mot boutis : un sujet de controverse
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D'après "Lou tresor dóu Felibrige" de Fréderic Mistral, "Boutis" viendrait
de l'italien "imbottito" (rembouré, rempli) et remonterait au temps où
Marseille était un port franc qui recrutait des brodeuses venant de Sicile.
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Pour d'autres, le boutis semble tirer son nom de l'ancienne aiguille de buis qui permettait ce délicat travail.
- D'autres encore voit l'origine de boutis dans le provençal "boutiholo" qui signifie "bulle, vésicule"
- Quand aux dictionnaires, pour eux le
boutis ou bouttis reste surtout un lieu fouillé (bouté) par les sangliers...
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Boutis provençal et piqué marseillais
Le boutis est souvent à tort confondu avec le piqué de Marseille qui aujourd'hui est une
technique qui a pu être industrialisée contrairement au boutis provençal qui reste un art avec
des objets originaux et vraiment personnels.
Dans le commerce on trouve en effet souvent des objets vendus sous le nom de boutis qui
sont en réalité du piqué Marseillais, ce faisant la signification du mot
se perd et peu de personnes savent en définitive ce qu'est réellement le boutis.
C'est un peu une usurpation d'identité et c'est dommage.
Pour faire du piqué marseillais il faut une épaisseur de tissu, une épaisseur de molleton et une
autre épaisseur de tissu. Ces 3 épaisseurs sont cousues ensembles.
Pour faire un boutis il faut reporter un dessin sur un morceau de tissu, le coudre
avec un autre morceau de tissu et ensuite on remplit tous les espaces avec du coton. C'est cela qui va créer le relief de l'ouvrage.
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Petits trésors de boutis
de Francine Nicolle
Comme tous les trésors qui ont dormi plusieurs siècles avant de retrouver la lumière du jour, la broderie au boutis est enfin sortie, pour notre plus grand bonheur, des armoires et des coffres de mariage de part et d'autre du Rhône, à la fin du deuxième millénaire. L'histoire de la broderie " emboutie ", prestige de Provence et de Languedoc, se perd dans la nuit des temps. L'époque médiévale en revendique la primeur ; plus
tard, sous Louis XIV, le monde des Manufactures, avec ses maîtres d'Art et ses Confréries, va l'ennoblir en apportant la
perfection aux gestes de " mise en bosses ". Plus près de nous, des générations de grands-mères provençales ont su, dans leur
grande sagesse, préserver ce véritable trésor, fleuron de leurs trousseaux, afin de perpétuer cet héritage avec talent et
sensibilité. Cet ouvrage vous invite à découvrir, au fil des pages, tous les secrets ainsi qu'une quantité de petites astuces pour renouer sans difficulté avec la tradition du vrai boutis, savoir-faire provençal unique au monde. Vous y découvrirez également des broderies particulières et inédites de la petite
Camargue : le véritable point dit " de Vauvert ", les " rosettes étoilées " aériennes et le piqué de Marseille tout en courbes et transparence. Illustré de photos magnifiques, l'ouvrage propose, dans l'esprit de l'époque, une foule de petits présents faciles et rapides à exécuter que vous offrirez, tout comme autrefois pour célébrer amour, naissance, amitié... (tableautins, pochettes et sacs décorés, albums, dessus-de-berceau ou de landau, coussins pour alliances...). Les explications détaillées de chaque fiche ont été conçues pour que vous puissiez à votre tour maîtriser l'art du boutis, tradition populaire qui se doit, pour l'honneur de tous et toutes, de rester bien fait.
> disponible sur Amazon
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