Le droit d'auteur permet à l'artiste d'autoriser les différents
modes d'exploitation de son oeuvre et d'en percevoir en contrepartie
une rémunération par l'attribution de droits patrimoniaux : droit
de reproduction, droit de représentation et en ce qui concerne
les seuls artistes des arts graphiques et plastiques, droit de
suite.
L'auteur bénéficie également de droits moraux : droit de divulgation.
(l'auteur peut décider de mettre ou non son œuvre à la disposition
du public. Il peut autoriser une exposition mais refuser la reproduction
sous forme de posters…), droit au respect de la paternité (droit
pour l'auteur de voir son nom indiqué sur toute reproduction ou
représentation, ou au contraire droit à l'anonymat), droit au
respect de l'œuvre (modifications interdites, contexte d'utilisation
non dégradant…), droit de repentir ou de retrait (l'auteur peut
retirer son œuvre du marché).
L'acquisition de la protection du droit d'auteur ne nécessite
pas en principe de formalité. L'octroi de la protection légale
est conférée à l'auteur du simple fait de la création d'une œuvre
de l'esprit et n'est pas subordonné à l'accomplissement de formalités
administratives de dépôt ou autre. Ainsi, les règles régissant
le dépôt légal n'exercent aucune influence sur la naissance des
droits d'auteur. Toutefois l'existence d'un dépôt ou d'un enregistrement
peut, en cas de contentieux, être de nature à faciliter la preuve
de la paternité et de la date de la création de l'œuvre.
À cette fin, l'auteur peut déposer son œuvre auprès de l'une des
sociétés de perception et de répartition des droits.
Ces sociétés permettent aux auteurs qui en sont membres, un meilleur
contrôle des utilisations de leurs œuvres et la meilleure perception
de leurs droits aux meilleures conditions.
Il y a en France de nombreuses sociétés de perception et de répartition
des droits d'auteur (SPRD), parmi lesquelles se trouvent la SACEM,
par exemple, qui est bien connue pour les auteurs, compositeurs
et éditeurs de musique. En ce qui concernent les arts visuels
(peinture, sculpture, photographie, multimédia...), il y a la
société des auteurs dans les arts graphiques et plastiques (ADAGP)
et la société des auteurs des arts visuels et de l'image fixe
(SAIF).
Pour en savoir plus
Dossier
de L'UNESCO sur les droits d'auteurs
Dossiers
du ministère de la Culture et de la Communication
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Joan Miro
Cet ouvrage est le premier à s'attacher aux années fondamentales de son oeuvre, celles-là même de
l'invention de son langage pictural et de ses chefs-d'oeuvre les plus énigmatiques, souvent mal
connus en France. Il donne un véritable portrait de cet homme farouchement indépendant, pourvoyeur
de conventions, zigzagant entre le surréalisme et l'abstraction, et toujours en quête d'un
absolu poétique. Une chronologie amplement documentée sur la période permet de suivre non
seulement le rythme de la production de Miro, mais aussi sa réception "critique" et les liens
qui ont uni le peintre à ses amis marchands ou à ses amis poètes et artistes.
Disponible chez Bookstorming

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ADAGP
Les missions principales de l'ADAGP sont la perception et la répartition
des droits d'auteur revenant à ses associés pour l'utilisation
de leurs œuvres, la défense des droits de ses associés vis a vis
de tous tiers, y compris par voie de justice, la défense et l'amélioration
du droit d'auteur.
Elle intervient dans les domaines suivants :
- droit de reproduction (livres, posters, presse,
merchandising…),
- droit de représentation (audiovisuel, écran
d'ordinateur…),
- droit de suite, (perçu lors de la revente
de l'œuvre)
- copie privée,
- reprographie,
- multimédia.
L'ADAGP propose aussi à ses membres de participer
à sa Banque d'Images. Enfin elle intervient non seulement en France
mais dans le monde entier.
Pour devenir membre de l'ADAGP, il faut être soit auteur d'œuvres
des arts visuels (architecte, peintre, sculpteur, photographe,
infographe, graveur, vidéaste etc…) qui font l'objet d'utilisation
sur différents supports (livres, presse, télévision...) et / ou
vendues aux enchères. Il suffit alors de demander et de remplir
le dossier d'adhésion (voir site ADAGP),
le coût est d'environ 15 euros. L'adhésion est également possible
pour les héritiers ou cessionnaires des droits d'un auteur.
SAIF
La SAIF est voisinne de l'ADAGP dans sa finalité. Elle est peut-être
un peu plus orientée vers les arts photographiques. Elle aussi
perçoit les rémunérations collectives des artistes, délivre des
autorisations d’exploitations de leurs œuvres, en négocie les
conditions d’exploitation, contrôle la conformité des exploitations
aux autorisations ou aux contrats signés, perçoit les rémunérations
qui leur reviennent en contrepartie de ces exploitations afin
de les répartir. Pour plus de détails et pour connaître tous les
services de la SAIF voir son site.
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