Les fiches pratiques d'Arts-up

k

1001 conseils pour mieux vendre vos oeuvres
de Céline Bogaert

Produire un travail artistique de qualité ne suffit pas pour en vivre. Vendre son art est un véritable métier et les démarches à accomplir sont nombreuses. Il faut notamment : se faire connaître, trouver des financements, des partenaires, des clients, les fidéliser, choisir une structure juridique, établir les déclarations légales, gérer ses ventes.
A travers ce guide, vous trouverez des astuces et des réponses à vos questions concernant : les formations, les subventions, le mécénat et le sponsoring, les outils efficaces pour développer votre notoriété, les relations avec vos différents publics et clients, les déclarations obligatoires, la facturation, la protection de vos oeuvres.
Les textes de ce guide sont illustrés par de nombreux exemples et modèles (demande de subvention, communiqué et dossier de presse, fichier clients, dossier de diffusion, contrats, facture…) et assortis d'un précieux carnet d'adresses (contacts administratifs, organismes délivrant des aides et subventions, associations de promotion et d'accompagnement des artistes...).

» disponible chez Amazon

 

 


 1% artistique »

Le « 1 % » est un dispositf qui consiste à consacrer un financement représentant un pour cent du coût des constructions publiques à la commande ou à l’acquisition d’oeuvres d’art spécialement conçues pour le bâtiment considéré. Le « 1 % »permet à des artistes de tendances diverses de créer des oeuvres pour un lieu de vie quotidien, de collaborer avec des architectes et d’éveiller le public à l’art de notre temps.
»  en savoir plus sur le "1% artistique


Sommaire


Grâce aux amis d'Arts-up nous construisons peu à peu une banque de données pour aider les artistes dans leurs actions de promotion et dans leur vie quotidienne. Vos contributions sont donc les bienvenues, vos suggestions et remarques également.

Point de vue

Expositions  et concours : entre parcours du combattant et foire aux vanités.
par Jacqueline Fischer

Quand on a fini une oeuvre ou un ouvrage, bien sûr, on peut le ranger dans un coin, l’oublier et passer à autre chose, mais on se sent un peu dans la situation d’un cuisinier qui jetterait tous ses plats à la poubelle.
Une oeuvre d’art c’est fait  aussi pour être partagé .
 Montrer , on y arrive au moins sur les réseaux sociaux, les galeries en ligne et dans son entourage et c’est important. Mais exposer, ça c’est une autre affaire. On aimerait bien pourtant de temps à autres sortir de la virtualité pour un  vrai contact d’oeuvre à homme .
.
 Alors on cherche des murs. Pour qui-  comme pas mal d’artistes textiles- exerce un art aussi peu connu que reconnu, le parcours imposé c’est l’exposition collective. Là ma foi tout irait bien encore,  qu’on expose seul ou à plusieurs , pourvu que de temps à autre on puisse sortir ses chiffons du placard. On ne rencontrera sans doute pas le public, mais lui aura au moins une occasion de croiser ce qu’on a fait. Et dans le meilleur des cas de s’y réjouir le regard.
Toute exposition de ce type implique une organisation qui impose une sélection : les murs ne sont pas extensibles.  Son bout de mur, il faut le gagner. Le mériter, c’est une autre affaire.
 D’abord prendre connaissance du règlement, c’est à dire des exigences de thèmes et de dimensions. Toute contrainte peut libérer l’imagination, acceptons-le. En débattre n’est pas ici le sujet.
On passera aussi sur le temps consacré au projet déjà pré-formaté par les desiderata des organisateurs, en essayant d’y échapper par toutes les issues possibles. Bref on obtient quelque chose, qu’on va appeler oeuvre.
Il faudra d’abord verser un droit d’entrée ou  des frais de dossier. Dans la plupart des cas ils sont gardés par l’organisme initiateur, rarement restitués  quand l’œuvre est  refusée, ce qui peu ou prou donne aux artistes exclus l’amer plaisir de sponsoriser les heureux élus. Il est très malvenu à un impétrant  de demander des comptes.
Les participations ne sont presque jamais anonymées et quand on parle de le faire  le jury allègue soit l’impossibilité matérielle, soit le fait qu’on met en doute son impartialité.  Il serait pourtant facile de la prouver par ce moyen, mais le suggérer soulève des tempêtes ou de ces haussements d’épaules qu’on affecte envers les gens qui ont perdu le sens commun.
  La sélection se fait pratiquement toujours sur dossier et donc sur photos. Alors tant pis pour qui n’est pas expert en la matière ou ne dispose pas d’un cadre qui met son oeuvre en valeur, voire d’une bonne lumière, ou n’a pas les moyens d’acquérir un appareil performant..  A ce stade déjà on est à peu près sûr que la qualité de l’oeuvre en elle-même ne suffit pas. L’essentiel c’est d’en avoir de bonnes photos. D’ailleurs certains règlements le soulignent,  tout en précisant qu’on se réserve le droit de refuser une oeuvre sélectionnée si d’aventure elle ne passe pas l’épreuve du contrôle technique.
L’artiste se doit  aussi de présenter une oeuvre de l’année en cours.
C’est qu’on vient d’inventer le concept de l’oeuvre à valeur périssable  donc à date de péremption, signe évident d’une influence du consumérisme ambiant ou de l’obligation sournoise d’être bien de son temps, le tout dernier. Et pourquoi pas une oeuvre de la dernière semaine ?   Outre qu’on se demande comment ce point-là peut-être vérifié , même avec la datation au carbone 14. L’oeuvre c’est vivant, mais quand même !Donc une oeuvre dont on assure qu’elle est bien un perdreau de l’année. Mais on ne demande pas l’âge mental du  capitaine, pardon, des jurés chargés de trancher.
 Car qui dit sélection dit jury.
Du jury on ne sait pas grand chose sinon qu’il est toujours constitué d’experts. Entendez par là de personnes qui exercent votre art et qui ont parfois été distinguées par un autre jury.  Parfois tout simplement de personnes qui ont organisé ladite  exposition et qui du même coup, compensent le bénévolat des heures ingrates passées à travailler par le plaisir très jouissif   de juger l’œuvre des autres.  On  adjoint depuis quelque temps des artistes d’une autre discipline pour l’ouverture, la caution et le sérieux de la chose :  on devient plus expert que les experts en ignorant tout de l’histoire et des techniques de l’art dont on juge les réalisations . Admettons ce paradoxe .
On.sait aussi que comme les voies du Seigneur sont impénétrables, les décisions du jury sont indiscutables et le plus souvent les refus sont fournis sans justification.  Et quand on  arrive à en obtenir on ne peut pas dire qu’elles soulignent l’autorité et la valeur desdits experts. Encore moins leur sensibilité à la création artistique. Les exemples cités ici sont tous authentiques. Tel est refusé pour entorse à l’équerrage, tel autre parce que  les points se voient trop , tel autre parce que la surface n’est pas assez liftée et tel autre encore parce que  l’oeuvre est jugée « trop rustique » -sic. ou alors « trop classique ». par rapport à quoi, l’histoire ne le dit pas.
Bref toujours trop comme ci ou pas assez comme ça ou autre chose que ce qu’elle est. Un membre de jury m’a avoué avoir refusé des oeuvres tout simplement parce que  « trop fortes » selon ses dires, elles ne s’assortissaient  pas avec les autres.
Et quand on sait pourquoi on a été élu, ce n’est pas triste non plus ça peut se faire à la surface, j’entends par là parce que  l’oeuvre est de grandes dimensions. Je n’invente rien, hélas. J’en passe plutôt et des meilleures.

Certes un accrochage réussi n’est pas facile, mais alors pourquoi déclarer des critères de choix tels que la « la composition »  « l’originalité, » la  « conformité avec le thème » ou la « perfection technique » ? C’est qu’il  faut bien donner cette caution de sérieux et d’autorité aux décisions.  
Critères qui servent aussi et surtout pour le concours, corollaire inévitable des dites expositions collectives . Impossible de trouver une seule exposition , même dans un coin caché de la France profonde, qui ne soit pas assortie de sa loterie, pardon je voulais dire de sa distribution de prix.
Et là , si la sélection est justifiable, le classement lui ne l’est pas. En aucune façon. On imagine :  «  Picasso premier, Braque second ! » ’ ou le contraire et son ridicule.
 C’est pourtant ce qu’on fait avec les petits  ce qu’on  n’oserait pas avec les grands. A moins que ce soit pour se donner l’illusion d’être assez grands pour être capable de ce genre de remise de bons points ?
De l’art conçu comme un sport de compétition où le but devient de passer devant l’autre. Dans le mien il est même question de Championnat , et le ridicule de la chose ne semble en frapper personne, surtout pas les participantes..
Comment peut-on avoir une minute l’illusion d’être le meilleur ? Comment ne pas être saisi de l’absurdité de cette phrase ? Comment arrive-t-on à s’en persuader, plus des dix minutes que dure la bouffée de satisfaction d’un ego  de taille normale ? 
L’art et l’oeuvre ne s’en portent certainement pas mieux et ce genre de dissection par évaluation « scolaire »  critériée n’a strictement rien à voir avec la recension sensible et éclairante qu’on peut faire - du travail d’un artiste regardé dans son  ensemble, son évolution et non jugé sur quelque adéquation que ce soit à du pré-conçu. Ce n’est pas entrer dans l’oeuvre c’est la décomposer et la refuser si elle ne colle pas à ce qu’on a idée qu’elle devrait être sur un point précis. Le but est d’éliminer, non de ressentir. On est donc à côté de l’essentiel, forcément.
L’artiste n’a pas besoin ni d’un satisfecit de la sorte pour continuer ce qu’il a vocation à faire. D’encouragements certes, mais c’est tout différent.. On lui concède  que s’il est professionnel, ça enjolive son CV. Mais c’est justement là où le bât blesse. Que gagne-t-on à vouloir introduire des règles de compétitivité dans  une activité humaine qui ne sera jamais uniquement un « métier » et où la concurrence imposée aux autres activités est profondément délétère ? L’art quand il touche aux domaines du commerce et de l’argent s’appauvrit car il se servilise, il se met à obéir. Il passe insensiblement de la création à la production. L’artiste ne fait plus ce qu’il se sent poussé à faire, il fait ce qu’il croit qu’on attend de lui pour qu’on le remarque et pour beaucoup je l’ai constaté dans mon domaine, au détriment d’une recherche plus personnelle.
 Une réalisation artistique  ne sera jamais que  « très belle » , « très forte », « très émouvante » quand elle l’est et si elle l’est.  Mais comment pourrait-elle plus que l’autre à côté ? Et pour tout le monde en même temps ?
N’est-ce pas une fois de plus se donner pouvoir pour se sentir important côté jury, et inciter côté artistes à une vanité qui ne mène pas bien loin ? En  a-t-on vraiment besoin pour se mettre en recherche, aller non pas plus loin ou mieux que l’autre, mais aussi profond qu’on le peut dans ses propres voies ?
Où est, dans tout ce jeu qui infantilise, la création et ses mystères ?
Ce qui est censé susciter  dépassement (non de soi, mais des autres) , émulation , ne produit le plus souvent que  vanité, autosuffisance, rivalités parfois sournoises, et ou obédience au « ce qui  le fait » et  « ce qui se fait ».
A  ces pauvres satisfactions, j’opposerai ce qui pour moi  « prime » tout : ce moment  d’émotion partagée avec une  jeune femme devant un de mes ouvrages , il y a quelques années. Son intérêt, ses questions hésitantes et ma propre timidité.  Un tel moment n’a pas de prix.

Jacqueline Fischer

 

 


Contrats du monde de l'art de Véronique Chambaud.

Cet ouvrage rassemble les contrats et accords essentiels dont un artiste a besoin tout au long de sa carrière : contrat d'exposition, de commande, de projet artistique, accord de dépôt-vente, bail d'atelier, mandat d'agent d'art, cession de droits de reproduction, etc. Après avoir précisé le cadre juridique des droits de l'artiste sur ses œuvres, les règles de rédaction et négociation des contrats du monde de l'art, il propose 25 modèles de contrats expliqués et adaptés aux exigences actuelles du marché de l'art. Pour chaque contrat, l'auteur étudie le contexte légal et jurisprudentiel, donne un commentaire pratique sur les différentes clauses proposées et fournit un mémo de négociation, pour savoir le négocier et pouvoir l'adapter.
A la fois théorique et pratique, l'ouvrage offre aux artistes, aux professionnels du marché de l'art et à leurs conseils un support de réflexion et une aide à la rédaction des contrats indispensables à la sécurisation des relations sur le marché de l'art et la défense des créations artistiques.
» en savoir plus