ART DES CORPS
la vision de Franck OLIVAS




ART DES CORPS

Je fais parties de toi, car tu fais partie de moi.
Il y a ce que je montre , il y a ce que les autres voient …
Mais C’est moi que je prends !
Ta nudité a révélé mon honnêteté, mon esprit a tissé une liberté.
Tu es l’actrice de mes vérités, tu es l’objet de visions.
A présent je veux transmettre ma déraison (mes dérisions ?).
J’ai fait, et je fais avec toi des quantités d’inventions inutiles.
Au hasard des regards, Au plaisir du plaisir.

Décors en corps…

Le but de ce corps est de s’installer dans un espace, de remplir son vide, d’être à la fois l’être et la chose, le contenu d’un contenant sensible, qui s’organise librement car rien ne l’empêche. Compositions avec les formes du corps pour en tirer des expressions, ces combinaisons de droites et de courbes, de saillies et de creux, de lumières et d’ombres, nous donnent les codes d’un langage savoureux, dont chaque mot à l’occasion de chaque vue, est un nouveau mot. Pourtant les images qui s’offrent à nos regards nous semblent familières. Elles nous procurent un sentiment calligraphique évident, à l’interprétation singulière, construit dans nos rêves, nos fantasmes et nos souvenirs…

Des corps encore…

Faire d’un corps une mélodie, l’instrument de musique, le musicien, et le chef d’orchestre… Une histoire, son écriture et la main qui écrit… C’est une tendance obsessionnelle à donner au corps tout pouvoir, à le dévisager et le laisser libre de transmettre ses émotions, de se livrer ou se défendre, de s’accepter ou se rejeter…

Accords des corps…

Comme l’harmonie née de l’équilibre du mouvement et de l’immobile, ces images en s’associant les unes aux autres jouent une partition silencieuse. Le corps est devenu la note unique et variable à l’infini d’un solfège un peu particulier… Par jeu surtout, le corps s’y prête volontiers, à chaque pose est associé un son, qui donnera aux images leur titre. Et dans nos visions le corps fait alors résonner son petit air de jazz ! Ohhhh…Bomm…Didi…Didam…Poum…tchiiii…Tatam…Doudi…Dada…Wouhhh…

Franck Olivas











DES SENS INTIMES... de Franck OLIVAS

POUR OUVRIR LE REGARD UNE APPARENCE INVITE NOS SENS

Un idéal de liberté individuelle, une recherche d’harmonie à travers un naturalisme millénaire et l’équilibre des contraires, une communion avec les énergies cosmiques, définissent l’envie d’effleurer les principes du tao. Cet espace, dans une approche en image de cette philosophie, nous invite en paradoxe à rompre avec la logique, à briser le sens des mots, et à jouer en oxymore. Nous entrons en témoins privilégiés dans un ouvrage consacré aux passions d’un homme. Sa passion pour un art, la création d’images, et sa passion pour la femminité.
C’est une invitation au regard à entrer en intimité avec le faiseur d’images. Une intimité plurielle, née de la rencontre entre deux regards, et deux désirs. Sur ces chemins de l’errance, certainement l’image se suffit à elle-même. Mais dans une démarche artistique, elle se fait aussi invitation à la réflexion afin de chercher l’essence d’une substance au-delà des apparences et des évidences. C’est arrêter notre regard et solliciter notre faculté d’observation. La beauté n’est plus une finalité extrinsèque mais plutôt le point de départ d’une réalité intrinsèque, celle de l’artiste, celui de son regard esthète. C’est éduquer l’œil dans une dualité contradictoire du sensible et de l’intelligible.

LA COHERENCE EN PARADOXE

En tournant les pages de ce beau livre d’images, c’est la réalité d’un artiste qui nous est contée, son univers intérieur à travers les morceaux de vie qu’il livre par l’image. Que nous est-il donné de voir ? Quand l’image tend à l’abstraction, que voit-on au-delà de la réalité de son auteur : lui-même, dans une schizophrénie par l’image certainement.

Rencontre avec Franck Olivas…

Se définissant comme un « égoïste généreux », la solitude de la création s’accompagne d’un besoin de partage : une complémentarité des opposés très liée à sa personnalité. Pour celui qui a la prétention de l’exigence, le doute, au service d’un perfectionnisme obsessionnel, est à la fois moteur de la création et catalyseur de la réaction artistique. Mais le doute permet aussi l’humilité indispensable dans un rapport sincère avec l’image et certainement pour lui d’atteindre un absolu.

UNE MANIFESTATION SUBLIMEE DU DESIR

Dans le jeu des pensées du photographe, le corps n’est pas seulement dévoilé, il se fait objet de désirs, une complicité de désirs où l’esthétisme est au service d’un érotisme discret : une invitation à entrer tout en discrétion dans l’intimité sensuelle de cet homme. Le modèle s’abandonne au nu, reçu comme une offrande par l’artiste. De la sincérité des images naissent retenue et délicatesse et bannissent toute vulgarité. Habillée ainsi de pudeur, l’image d’un Eros assumé, jouit de l’œil possessif, amoureux et fantasmé de son auteur.
A travers ce réseau de regards naît la jouissance esthétique, celle de l’émotion en image…

MATIERE A CREATION

Entre ombre et lumière, de vide en plein, l’image à travers l’infini de l’espace et du temps, se joue là encore des contraires. A partir d’une réalité graphique, le travail de la lumière impose une dynamique à l’image. Dans le choix de valorisation qu’elle a permise, la lumière inscrit le modèle dans une atmosphère onirique. Un symbolisme en image où le détail relevé ne crée pas de précieuses allégories mais fait ressentir de subtiles affinités, c’est-à-dire la tendance pour ce corps à se combiner avec son environnement. L’espace se fait donc aussi matière, tour à tour contenu et contenant dans lequel s’inscrit et interagit le corps. L’image tend une nouvelle fois à l’abstraction, lorsque de la plénitude du vide naît l’effet.

AU COMMENCEMENT IL Y AVAIT L’IDEE

Aristote disait que l’homme à une main parce qu’il pense. Comment en effet parler de ces images sans en expliquer la genèse, non pas en amont (par l’acte photographique), mais en aval, en s’aventurant sur les chemins de la création. A la bas de ce travail, il y a la volonté de fonder la réflexion sur un modèle de pensée simple, toujours dans un raisonnement énergétique, avec comme chois artistique le nu, et le noir et blanc. La création est le fruit d’une véritable réflexion mais aussi d’une complicité entre le modèle et le photographe… Une collaboration nourrie de confiance, de respect de l’intimité, de sentiment amoureux aussi. Cette démarche s’inscrit dans le temps : à la fois représentation et construction de l’esprit, l’image est une sensualité intellectualisée si l’on peut dire, où chaque élément a son importance. De l’idée naît le concept, de la photographie naîtra l’image après quelques mois de réflexion. Un recul nécessaire à la décantation afin d’obtenir l’image sensible.
La photographie est un artisanat d’art… Un artisanat qui prend corps lors du tirage ; une nécessité autant qu’une contrainte que s’impose l’artiste.
En nommant ses œuvres, l’auteur leur offre une nouvelle dimension. Dans un jeu d’esthétisme sémantique, il livre à notre libre interprétation, des titres énigmatiques ou poétiques. Parfois le langage de l’image s’accompagne des mots, une poétique de l’art qui s’inscrit dans la démarche créatrice. Des textes qui ne sont pas à enfermer dans un sens restrictif, à chacun selon sa propre sensibilité de leur donner un sens : une intersubjectivité entre la compréhension individuelle du verbe et l’appréhension de l’œuvre.

LE REGARD EN IMAGE

L’art est un savoir faire, une production destinée à susciter une appréciation esthétique. La photographie est sans nul doute un art, le photographe en est son artisan, l’image son œuvre. Car si la technique, savoir au service du pouvoir permet l’acte photographique, c’est bien l’artisan qui choisi cette saisie de l’instant, et la valorise par son travail. L’image devient une représentation métaphorique de ses pensées qui donne à deviner son monde intérieur.
Le photographe, ce jouisseur d’art photographique, en nous invitant à voir à travers son regard, se fait créateur d’émotion. L’image est bien plus qu’une esquisse physiologique si exquise soit-elle. Il dessine un sentiment, sculpte un moment, prends les mots au piège de l’image. Celle-ci devient « vecteur » de voyage vers l’imaginaire.
L’art photographique devient notre boite de Pandore : nous y trouvons le beau bien sûr, mais aussi le sensible, l’émotion et la réflexion.

INVITATION AU VOYAGE

En accordant une attention sensible et réflexive aux images, l’âme rêveuse appareille… Le regard ébauche les fiers contours d’une féminité cristallisée dans des poses retenues, où les gestes se font pudiques, glissant de l’arrondi d’une épaule à la courbe dessinée par une hanche, dans la sérénité de la contemplation. Un peau-aîme à écrire, une histoire à inventer… Un voyage.

> Site de Franck Olivas
> Exposition Arts-up

> Site de Franck Olivas



Voir la vidéo ART DES CORPS


Frank OLIVAS


Né le 3 Août 1970 dans le Val de Marne, Franck Olivas vie actuellement dans le Var, à Cavalaire sur mer. Il évolue dans la photographie et l’art du nu à la manière de l’autodidacte. La photographie a occupé une place grandissante dans sa vie. Elle a été en premier un moyen de satisfaire sa curiosité, son envie de connaissance. Puis elle est devenue une manière de montrer son émerveillement pour les choses qui s’offraient à ses yeux. A présent c’est un besoin de créer et d’exprimer sa liberté, de clamer son indépendance d’esprit.

Dans les thèmes abordés, Franck Olivas s'attache à l'image en noir et blanc, « Le Noir, le Blanc et un infini de nuances de Gris… » Il crée ces images en s’efforçant d’établir un parallèle entre l’outil informatique et le laboratoire chimique, il ne réduit pas l’acte photographique à la prise de vue, et maîtrise son travail jusqu’au tirage. Il n’imagine pas que ses images dorment dans un disque dur d’ordinateur, il les accroche aux murs... Sa première exposition au printemps 2007 l’a piqué ! Il s’est pris au jeu, et rêve éveillé de cimaises, d’accrochages, de murs habillés par ses images !

Il étudie l’art du nu depuis quelques années. Il mène plusieurs projets simultanément dans un style toujours épuré. « Dans le thème du nu, je me sens un peu isolé dans ma démarche, pas assez figurative, ni démonstrative. Mais je m'y sens bien. Je considère le nu comme un mode d’expression de la sincérité et de la liberté, un état qui ne répond qu’aux codes de la nature. Je suis très influencé par les principes du taoïsme, dans les rapports des matières au vide, les interactions du yin et du yang, et l'aspect trinitaire du passage de l'un vers l'autre. Je veux dans cet idéal que mes images soient des manifestations, des combinaisons d'essence et de substance. C'est ma manière de ne pas séparer les concepts du corps de l'esprit. »

Dans sa démarche, le corps est un tout, mais il est aussi une unité soumise à l’influence de son environnement, parce qu’aucune matière n’existe sans sa référence au vide, et cet espace dans lequel le sujet se révèle devient comblé. Le vide dans l’environnement a crée la présence, et dans la pensée un sentiment. Le corps est une matière qui réagit avec la lumière. Il nous envoie des ondes visuelles, et notre esprit les transforme en fantasme. Dans son hommage à la féminité, la question est bien de savoir si le sujet ne serait pas autre chose, toujours entre le noir et le blanc, ne rechercherait- il pas l’équilibre des contraires.

> Site de Franck Olivas