Coco Texedre

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Guide juridique et fiscal de l'artiste :
de Véronique Chambaud

Véritable vademecum de l'artiste, cet ouvrage s'adresse à tous les peintres, graphistes, sculpteurs, illustrateurs ou photographes qui souhaitent vivre de leur création. Cette 4e édition, entièrement actualisée, apporte des réponses claires et documentées aux questions juridiques, fiscales ou sociales que se posent les artistes pour : s'installer (statut juridique, choix d'un atelier, aides, obligations, statut social, impositions) ; vendre (détermination du prix, facturation, recours en cas d'impayé, vente en galeries, en salles des ventes, sur lnternet) ; tirer parti de la législation en matière d'oeuvres d'art (mécénat d'entreprise, dation, exonérations fiscales, TVA) ; s'entourer de professionnels (contrats avec les galeries, agents d'art, attachés de presse, relations avec les commissaires-priseurs) ; se protéger (droits de l'artiste, assurances, protection des oeuvres).
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Le petit interview intempestif de : COCO TEXEDRE
par Jean-Paul Gavard-Perret

Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ?
Le jour qui se lève, évidemment l'hiver, je culpabilise.

Que sont devenus vos rêves d'enfant ?
Ils commencent à se réaliser.

A quoi avez-vous renoncé ?
A cultiver mes légumes, le temps au potager mangeait celui de la peinture, les grandes marches aussi, je n'ai jamais assez de temps.

D'où venez-vous ?
D'une belle enfance.

Qu'avez-vous reçu en dot ?
Un vrai trousseau de fille avec torchons et serviettes, qui me hante depuis et je cherche à le comprendre.

Qu'avez vous dû "plaquer" pour votre travail ?
Ceux qui me voyaient plutôt à la cuisine et au repassage.

Un petit plaisir - quotidien ou non ?
Un petit café le matin après quelques heures de boulot (mérité) et avec 2 carrés de chocolat à faire fondre sous la langue, hum!

Qu'est-ce qui vous distingue des autres artistes ?
Sans doute pas grand chose sur le processus de création, obsession, nécessité intérieure, ego. Ce qui distingue ce sont mes annexes comme le définit Virginia Woolf.

Où travaillez vous et comment ?
Dans un troglodyte avec des gros pulls, mais ça va changer, un bel atelier est en construction.

Quelles musiques écoutez-vous en travaillant ?
Rien parce que l'appareil a rouillé et quand le silence est trop fort, je chante.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
Rabelais, c'est mon voisin ( la Devinière) et on s'entend bien, on rit bien, on boit bien.

Quel film vous fait pleurer ?
« La leçon de piano » de Jane Campion, cette difficulté à exister et créer pour les femmes.

Quand vous vous regardez dans un miroir qui voyez vous ?
Une petite bonne femme trop timide qui ne m'a pas encore dévoilé tous ses secrets.

A qui n'avez-vous jamais osé écrire ?
Josef Nadj, j'aurai tellement aimé travailler comme lui, réaliser des pièces de théâtre comme les siennes. C'est une grande admiration.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Le fleuve Loire, au nord il fait beau ou au sud il fait beau. Je suis bien tant que je suis à proximité.

Quels sont les artistes dont vous vous sentez le plus proche ?
Des artistes de toutes époques, je découvre des morceaux lors de rencontres dans un petit musée de province, dans un livre, une expo, les personnages chez Jérôme Bosch, les écritures chez Twombly, les culottes chez Paul- Armand Gette, les traces de LascauX....

Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Je n'aime pas m'embarrasser d'objets, je n'aime pas voyager...alors une journée d'atelier, pas dérangée, pas de repas à faire, me plairai bien.

Que défendez-vous ?
Le droit d'avoir des poils aux jambes, de se faire appeler par son nom de naissance etc... des trucs féministes.

Que vous inspire la phrase de Lacan : "L'Amour c'est donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas" ?
Une grande solitude.

Que pensez vous de celle de W. Allen : "La réponse est oui mais quelle était la question ?"
Oui, je peux être au milieu d'une conversation et m'absenter dans mes rêves, avec un sourire benêt. C'est souvent, c'est bon.