Françoise Bogard

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Contrats du monde de l'art
de Véronique Chambaud.

Cet ouvrage rassemble les contrats et accords essentiels dont un artiste a besoin tout au long de sa carrière... ... » la suite


Artistes : 1001 conseils
pour mieux vendre vos oeuvres
de Céline Bogaert

Produire un travail artistique de qualité ne suffit pas pour en vivre. Vendre son art est un véritable métier et les démarches à accomplir sont nombreuses. Il faut notamment : se faire connaître, trouver des financements, des partenaires, des clients, les fidéliser, choisir une structure juridique, établir les déclarations légales, gérer ses ventes.
A travers ce guide, vous trouverez des astuces et des réponses à vos questions concernant : les formations, les subventions, le mécénat et le sponsoring, les outils efficaces pour développer votre notoriété, les relations avec vos différents publics et clients, les déclarations obligatoires, la facturation, la protection de vos oeuvres.
Les textes de ce guide sont illustrés par de nombreux exemples et modèles (demande de subvention, communiqué et dossier de presse, fichier clients, dossier de diffusion, contrats, facture…) et assortis d'un précieux carnet d'adresses.

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Le petit interview intempestif de :FRANÇOISE BOGARD
par Jean-Paul Gavard-Perret

 

 

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
Un réveil et une vessie pleine.

Que sont devenus vos rêves d’enfant ?
Toujours présents, réinventés, réinterprétés au fi
l du temps avec joie et apaisement.

A quoi avez-vous renoncé ?
A ne pas être une autre que moi-même.

D’où venez-vous ?
D’Ogino.

Qu'avez vous dû "plaquer" pour votre travail ?
Beaucoup de peinture sur la toile.

Qu’est-ce qui vous distingue des autres artistes ?
Ma démarche.

Où travaillez vous et comment?
Dans une grand lieu composé de pièces en enfilade, lumineux et blanc, aux murs nus, avec mes mains et un ordinateur.

Quelles musiques écoutez-vous en travaillant ?
D’abord aucune, je travaille dans le silence complet. Ensuite  au moment précis où je sais que l’œuvre va être achevée, Bach à plein volume.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
Le Littré, la Bible, divers livres sur la science, les livres d’art et sur l’art.

Quelles taches ménagères vous rebutent le plus ?
Le rangement.

Quels sont les artistes dont vous vous sentez le plus proche ?
Kandinsky, Klee, Soulage, Wols, Le Caravage, Patinier, Monsù Desiderio, Vermeer, Manet, Pollock…et tant d’autres…

Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Un livre ou un logiciel et un baiser tendre de l’être aimé.

 
Que défendez-vous ?
La Démocratie, les Droits de l’Homme, la Liberté, la Laïcité mais aussi le droit au secret, au silence, à l’intimité, ma liberté de créer.

Que vous inspire la phrase de Lacan : "L'Amour c'est donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas"?

Rien ! Ou plutôt la sensation d’une formule habile qui me demande quelque effort pour la traduire pour en fin de compte n’y voir que de la fausse intelligence. Un jeu de mots, plus à sa place dans les comédies de boulevard. Un peu comme ce romantisme adolescent, teinté de la légère désespérance qui peut faire briller dans les salons comme cette autre formule « Je t’aime. Qu’est-ce que çà peut te faire ? ». L’Amour (oui avec un A majuscule !) c’est bien un don. Don de soi, sans réserve. Partage. Au contraire de l’amitié, l’amour n est pas un choix, c’est un rapt. N’est-ce pas l’attente de cela dont souffraient les patients de Lacan ? Moi, j’aime et suis aimée ; Et cela c’est mon bonheur. Et pour poser un peu au "philosophe" dans ce questionnaire savant, permettez-moi de vous retourner une question : l'amour partagé n'est-il pas ce qui donne une signification à nos existences qui autrement se résumeraient à un océan de contingences et de frivolités ?

Et celle de W. Allen : "La réponse est oui mais quelle était la question ?"

L’humour au service de la plus profonde intelligence. Je ne peux m’empêcher de penser au Dictateur de Chaplin, au renversement de la perspective. Derrière cela, il y a le cortège des doctes dogmatiques, des fanatiques, des sectaires, assurés de leur réponse, comme cet évangéliste américain déclarant dans la Russie de l’immédiat post-communiste « j’ai les réponses ! ». Et puis peut-être aussi dans cette foule, comme chez Ensor ou Bosch,  un peu de chacun de nous. Car, en plus, « La réponse est oui » ! Pas le moindre doute, le moindre scrupule. Ce qui est attendu de « l’invité » des médias : faire court. Limiter sa pensée, rogner la complexité. Asséner. Alors que le plus important, c’est bien la question. Celle du déploiement de la réflexion, de sa construction dans le temps. Finalement, derrière cette apparence d’ « humour juif », il s’agit bien d’une formidable invitation à la liberté loin de tous les dazibaos contemporains de tous poils (Entendez autre que politique) et ceux des « Visiteurs du soir » de l’Elysée... (Entendez tous les « peoples » aux dents qui raclent la pelouse ou l’escalier qui mène à « l’antiChambres » de la petite frappe à talonnettes qui nous gouverne).

Question subsidiaire à l’écrivain qui Badine : « Que souhaiteriez-vous léguer à l’humanité ? »

Ma réponse :

Toutes les questions que je me suis posées, toutes celles que je ne me suis pas posées, toutes celles que je n’ai pas imaginées, toutes celles pour lesquelles je ne me suis pas donné les moyens d’y réfléchir ni d’y répondre, toutes celles que je ne me poserai jamais, toutes celles que je n’ai pas la capacité à me poser, toutes celles auxquelles je ne pourrai jamais répondre.

Quelle est votre réponse à cette question Monsieur Gavard-Perret ?
Et que pensez-vous de cette citation :
Les petits esprits discutent des hommes.
Les esprits moyens discutent des événements.
Les grands esprits discutent des idées.
Les esprits supérieurs travaillent en silence.».
Tarun J. Tejpal : « Histoire de mes assassins ».