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courtoisie Galerie Concha de Nazelle
gustavo diaz sosa

Gustavo Diaz Sosa
Galerie Concha de Nazelle
5, rue du Puits Vert, 31000 Toulouse .


UNE BIBLIOTHÈQUE DE CONNAISSANCES SANS PRÉCÉDENT

Un travail monumental 50 années de recherche lexicographique
10 années de rédaction
Une équipe de plus de 100 auteurs sous la direction d'Alain Rey : des signatures renommées, des spécialistes reconnus dans leurs domaines ainsi que de jeunes chercheurs

Un coffret de 4 volumes 9 200 pages (4 volumes de 2 300 pages) 65 millions de signes 65 000 entrées plus de 80 000 citations littéraires et 1 300 développements culturels sous forme d'encadrés

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Contrats du monde de l'art
de Véronique Chambaud.

Cet ouvrage rassemble les contrats et accords essentiels dont un artiste a besoin tout au long de sa carrière... ... » la suite



En novembre 2006, un tableau de Jackson Pollock, toile n°5 1948, atteignait le prix record de 140 millions de dollars. En septembre 2008, Damien Hirst court-circuitait les galeries et proposait directement aux enchères 218 de ses oeuvres. Au final ? Un chiffre d'affaires de 120 millions de dollars. Entre janvier 2004 et 2009, la cote des artistes chinois s'est accrue de 416%. Par quelle alchimie un morceau de toile, une installation peuvent-ils valoir plusieurs millions d'euros ? Contrairement aux biens usuels, pour lesquels la valeur dépend de caractéristiques essentiellement techniques, la valeur d'une oeuvre d'art contemporain résulte d'un jeu complexe d'interactions entre différents acteurs : artistes, galeries, conservateurs, commissaires d'exposition, collectionneurs, critiques, dont les actions et les choix sont perçus comme autant de signaux attestant de la qualité de l'oeuvre. Le talent, bien sûr, mais aussi le hasard et les stratégies se mêlent pour donner naissance à des hiérarchies de valeurs, qui font in fine l'objet d'un relatif consensus. Cet ouvrage propose de décrypter les rouages d'un marché généralement considéré comme le temple de l'irrationalité.

Nathalie Moureau est maître de conférences à Montpellier-III et membre du Lameta (Montpellier-I). . Dominique Sagot-Duvauroux est professeur à l'université d'Angers et directeur du GRANEM. Iils ont publié ensemble de nombreux articles et ouvrages sur le marché de l'art.

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Le petit interview intempestif de : GUSTAVO DIAZ SOSA
par Jean-Paul Gavard-Perret

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?

Parfois un projet préparé la veille ou quelques semaines avant .Mais ce qui réellement me motive,ce sont mes ambitions secrètes. Il ne s'agit ni de richesses ni d'honneurs comme ce fut peut-être le cas pour Napoléon ou pour le grand César mais plutôt de ces petits rêves que l'on voudrait réaliser pour que la vie qu'on mène soit plus agréable ou que ta raison de vivre soit portée par quelque chose de plus concret que les automatismes que vivent la plupart des gens de la société actuelle . Je crois que nous avons tous des ambitions et que ce sont elles qui nous attachent à la vie .Certains les nomment rêves, illusions, d'autres préfèrent dire "avoir foi".

(En ocasiones algún plan que tenga ya preparado desde el día anterior o tal vez semanas antes. Pero lo que me motiva realmente a levantarme cada día son mis ambiciones secretas. No me refiero a la ambición de poseer riquezas u honores como pudo ser la de Napoleón o el Gran César, sino más bien a esos pequeños sueños que se desean alcanzar para que la vida que llevas sea de mayor agrado, o tu razón de existir tenga un motivo más concreto que el automatismo que vive la mayor parte de la sociedad actual. Creo que todos tenemos ambiciones. Y son éstas las que nos aferran a vivir. Algunos lo llaman sueños, ilusiones, otros prefieren tener fe).

Que sont devenus vos rêves d’enfants ?

Les rêves ont joué en moi un rôle très important .Depuis l'enfance je vis mes rêves d'une manière très particulière .Je désire rêver , je désire aller au lit pour rêver. Rêver m'enchante ,même lorsque je me réveille après des cauchemars terribles. Les rêves nous offrent la possibilité de vivre une vie parallèle dans laquelle on ne subit pas les mêmes conséquences que dans la vie ordinaire. Quand j'avais 12 ans,j'ai fait un rêve qui a marqué ma vie d'un avant et d'un après .Ce rêve fut impressionnant et je me souviens de m'être réveillé trempé de larmes . Depuis , j'essaie de l'écrire et de me le rappeler souvent pour ne pas l'oublier. Je m'en souviens et je me souviens de beaucoup d'autres.

(Los sueños han jugado un papel fundamental en mí. Desde niño vivo mis sueños con una sensación muy especial. Deseo soñar, deseo irme a la cama a soñar, me encanta soñar e incluso despertarme después de terribles pesadillas. Los sueños son la oportunidad de vivir una vida paralela en la que no sufres las mismas consecuencias que en tu vida ordinaria. Cuando tenía 12 años tuve uno que marcó un antes y un después en mi vida. Fue impresionante y recuerdo que desperté empapado en lágrimas. Desde entonces intento escribirlo y recordarlo a menudo para no olvidarlo. Lo recuerdo, y recuerdo muchos otros).

A quoi avez-vous renoncé ?

Pour te dédier à l'art et tâcher d'en vivre tu dois émerger et soutenir une longue compétition .Cela demande d'énormes sacrifices .Mais cela ne fait de nous ni des martyrs ni des héros. Nous renonçons tous à quelque chose au fur et à mesure que les jours passent. Je crois qu'on vit toujours avec le doute d'avoir pris ou pas les bonnes décisions. Mais l'important est de se défaire de ce doute et de se confronter à la voie choisie avec le plus de conviction et de courage possible .Renoncer? Je ne sais si cela peut se dire ainsi. Je me souviens d'avoir tout d'abord renoncé à me mêler aux enfants et à jouer dans la rue. Je me souviens qu'enfant je m'enfermais pour peindre, dessiner, étudier et ,de mon balcon, je pouvais voir mes camarades jouer sur le trottoir ,mais je n'en ressentais ni douleur ni chagrin. Je renonçais à ça parce que je désirais d'autres choses que je ne trouvais pas là .C'est curieux ,mais je n'en ai aucun regret parce que malgré cela, je n'ai jamais senti que je cessais d'être un enfant. J'ai aussi renoncé à faire des études en vue d'une carrière rassurante et à succès comme l'architecture ou la médecine. Je pouvais choisir n'importe quelle carrière, mais je fis le choix des beaux arts .Je ne le regrette pas non plus et pourtant le moment du choix fut difficile .J'ai renoncé à beaucoup d'heures de sommeil et de loisirs mais rien de tout cela ne m'a manqué ni fait de moi un martyr. Très jeune encore j'ai dû me séparer de ma famille et partir vers un pays étranger. Je pourrais dire encore beaucoup de choses mais à vrai dire je ne peux appeler cela "renoncer" .Maintenant que nous sommes adultes, j'ai une très belle relation avec les enfants avec qui je n'ai pas joué et avec certains d'entre eux, une amitié. Ma carrière professionnelle est celle que j'ai choisie et je n'ai renoncé qu'à celles que je n'ai pas désirées .Mes parents vivent à La Havane et je les vois quand je veux  Nous gardons une relation familiale forte ,je n'ai pas renoncé à eux .En fait ,je n'ai renoncé à rien , j'ai seulement emprunté des routes différentes .

(Para dedicarse al arte y conseguir vivir de ello debes destacar y ganar una larga competición . Esto conlleva un sacrificio enorme, es cierto. Pero eso no nos convierte en mártires, ni héroes. Todos renunciamos a cosas a medida que pasan los días. Y creo que siempre vivirás con la incertidumbre de haber tomado o no las decisiones correctas. Pero lo importante es no arrastrar esas dudas y enfrentarnos al camino que hemos elegido con la mayor convicción y valor posibles.  ¿Renunciar? – No sé si llamarlo así. Recuerdo que lo primero que renuncié fue a formar parte de los niños y juegos de la calle. Recuerdo que en mi niñez me encerraba a pintar, a dibujar y a estudiar mientras que observaba desde mi balcón a mis compañeros jugar en la acera. Pero no lo hice con dolor, ni pena. Renuncié a ello porque deseaba otras cosas que no encontraba allí. Es curioso, pero no me arrepiento; tal vez porque a pesar de ello no sentí que dejase de ser niño. También renuncié a estudiar una carrera “segura” y de “éxito” como pudo ser la arquitectura o la medicina. Tuve la oportunidad de estudiar la carrera que quisiera, pero escogí bellas artes. Tampoco me arrepiento aunque el momento de decidir fue difícil. He renunciado a muchas horas de sueño y ocio… pero nada que eche en falta ni que me convierta en mártir. He tenido que separarme de mi familia aún muy joven y viajar a un país extranjero… Y podría decirte más cosas, pero realmente no puedo llamarles “renunciar”. Con los niños que no jugué y que ahora son adultos mantengo una bonita relación y con algunos amistad. Mi carrera profesional es la que escogí y solo renuncié a las que no deseé… Mis padres viven en La Habana y les visito cuando deseo y mantenemos una relación familiar intensa, no he renunciado a ellos… Realmente no he renunciado a nada, simplemente he tomado caminos diferentes.

D’où venez-vous ?

Ma mère est infirmière et mon père ingénieur ,d'origine modeste ,de la campagne .Mes parents sont nés avec la Révolution Cubaine de 1953 et 1059.Je suis né en 1983 à Sagua une petite ville industrielle dans la province de Villa Clara à Cuba .Mes parents changeaient de travail et nous avons déménagé d'une ville à l'autre jusqu'à arriver à La Havane.Mon frère avait 3 ans quand nous nous sommes installés dans le quartier de Villa Grande dans la capitale .J'avais 9 ans ,c'était en 1991.C'est là que j'ai commencé à prendre mes premiers cours de peinture et dessin .

(Soy hijo de una enfermera y un ingeniero de orígenes muy humildes y de campo. Mis padres nacieron con la Revolución cubana del ´53 y el ´59. Yo nací en 1983, en Sagua la Grande, una localidad industrial de pocos habitantes en la provincia de Villa Clara, Cuba. Mis padres iban cambiando de trabajo y fuimos moviéndonos a diferentes capitales hasta llegar a La Habana. Mi hermano tenía 3 años cuando nos asentamos en la localidad de Valle Grande en la Capital. Yo tenía 9 años y esto fue en 1991. Aquí empecé mis primeras clases de pintura y dibujo).

Qu'avez vous dû "plaquer" pour votre travail ?

Je crois que la peinture m'a donné beaucoup ,vraiment ,j'ai gagné plus que ce que j'ai peut-être abandonné .Tout ce que j'ai m'a été donné par l'art et ce qui y est relié .Mon épouse, ma famille, l'art  tous font partie de me vie et ce que j'ai abandonné ,je ne m'en souviens même pas ,je ne sais pourquoi.

(Creo que la pintura me dado muchas cosas, realmente he ganado más de lo que habré abandonado. Todo lo que tengo me lo ha aportado el arte y las cosas consecuentes a él. Mi esposa, mi familia, el arte, todos forman una parte en mi vida y realmente las cosas que he abandonado en mi vida hoy no las recuerdo… no sé por qué).

Qu’est-ce qui vous distingue des autres artistes ?

Dites-le moi , ce sera très bon si vous me le dites .Nous avons tous "quelque chose" qui fait qu'on nous reconnaît parmi les autres .C'est un sceau ou ce qu'on nomme "style".Il est personnel ,légitime , authentique pour chacun de nous et le produit de sa vie .Je sais qu'il y a quelque chose qui me distingue , qui nous distingue tous . Dans mon cas ,je crois qu'il en va de l'intensité , de l'énergie et de la force qu'on met au moment de peindre .Il ne s'agit pas de faire ou de construire quelque chose de nouveau ou de supérieur .Je ne crois pas que le travail de création soit une compétition d'originalité et de grandeur ;simplement ,je peins .Je peins et le côté monumental qu'on peut trouver dans ma peinture n'est que l'acharnement et le désir intense,cru ,brut avec lesquels je l'ai conçue . Je cherche à être le plus sincère possible avec moi-même et je ne cherche pas à surprendre .Simplement je prends plaisir en obtenant chaque fois un peu mieux les paysages et les images qui débordent de moi. Je ne fais pas de compétition avec la peinture des autres ,mais seulelent avec la mienne jusqu'à obtenir la forme la plus proche possible de celle qui bout dans mes entrailles . Malheureusement , je n'y arrive pas toujours,l'art est aussi un métier parmi les autres. Je ne réussis pas toujours la magie et cela m'attriste.

(Dígamelo usted. Sería buena señal si me lo dices usted. Todos tenemos un “algo” que nos identifica entre los demás. Es un sello, o lo que llamamos estilo. Es personal, legítimo, auténtico de cada cual y fruto de la vida que llevamos cada uno. Sé que hay algo, un “algo” que me distingue, que nos distingue a todos.  En mi caso creo que va en la intensidad de la energía y la fuerza que se pone a la hora de pintar. No se trata de hacer o construir algo nuevo o superior. No creo en la tarea de crear como una competencia de originalidad y grandeza; simplemente pinto. Pinto y la monumentalidad que puedas encontrar en mi pintura no es más que el empeño, y el deseo intenso, crudo y bruto con la que se ha concebido. Intento ser lo más sincero posible conmigo mismo, y no me propongo sorprender, simplemente disfruto consiguiendo cada vez mejor los paisajes y las imágenes que desbordan de mí… No compito con la pintura de los demás, intento competir conmigo mismo hasta conseguir plasmar la imagen más parecida a lo que hierve en mis entrañas… Pero lamentablemente esto no sucede siempre, y el arte no deja de ser un oficio más. No siempre consigo el hechizo y eso me entristece).

Où travaillez-vous et comment ?

Je travaille là où je trouve de la place .J'ai mon atelier personnel,mon espace .Il m'arrive de ne pas y être, il m'arrive de déménager les meubles du salon à la maison et de peindre là ,face à la cheminée .En réalité, je peins là où je peux, pas là où je veux .J'aimerais avoir un espace plus grand et mieux aménagé que celui que j'ai . J'ai besoin de plus d'espace physique pour mes grandes toiles et pour pouvoir me mouvoir librement autour d'elles. Parfois j'amène les toiles dehors, au jardin ou à la campagne et je peins à l'ombre. D'autres fois , je fuis le froid de l'hiver et je peins sur le sol du salon , face à la cheminée. Je peins par terre, le visage tourné vers le sol. L' oeuvre tournée vers le haut, dos au sol .Je marche sur elle , je la foule au pied. J'accepte qu'elle se salisse et même qu'elle se déchire .J'aime tirer parti des accidents qui se produisent autour d'elle .C'est comme si elle était vivante .Comme si en ce moment j'étais dehors et elle dans l'atelier à m'appeler et à attendre que j'aille converser avec elle. Et le dialogue commence alors : elle me provoque,rit de moi ,m'insulte et moi je lui réponds à coups de fusain , lui jetant des liquides et la piétinant. Quand je sens que je n'en peux plus , je la laisse respirer , se calmer et après un temps , je reviens vers elle et continue à peindre. C'est comme un cheval sauvage que je dois dresser et la tâche se fait dure .Lorsqu'il me semble que ça y est ,soudain ,ça me prend ,je verse la peinture blanche sur l'ensemble et j'efface tout ne laissant que des images fantômes qui ressortent et ainsi , je reprends tout à zéro .Parce que je n'aimais pas ce que j'avais fait d'abord ,parce que je ne sentais pas que ça venait de mes tripes .Ainsi,tu deviens fou ,ru t'acharnes à l'obtenir et les tripes rugissent et le coeur bat à tout rompre comme s'il voulait s'échapper. Et seulement quand tu sens que quelque chose se calme en toi, tu décides d'arrêter..Mais tous les jours ne sont pas ainsi,le sortilège n'opère pas toujours et cela m'attriste.

 (Trabajo donde encuentro sitio. Tengo mi estudio propio, mi espacio. Pero en ocasiones no consigo encontrarme en él y termino moviendo los muebles del salón de casa y pintando ahí, frente a la chimenea. Realmente pinto donde puedo, no donde deseo. Me encantaría tener un espacio mayor y mejor condicionado que el que actualmente tengo. Necesito más espacio físico para soportar los grandes lienzos y la libertad de moverme alrededor de los cuadros. En algunas ocasiones saco los cuadros al jardín o al campo y pinto a la sombra. Otras veces huyo del frío invierno y pinto sobre los suelos del salón frente a la chimenea. Pinto sobre el suelo, de cara al suelo. Las obras siempre están boca arriba dando la espalda a la tierra. Camino sobre ellas, las piso. Dejo que se manchen e incluso que se rompan. Me gusta aprovechar los accidentes que van sucediendo a su alrededor. Es como si estuviera viva. Como si ahora mismo estuviera ahí fuera, en mi taller, llamándome y esperando a que vaya a conversar con ella. Y entonces empieza el diálogo: ella me provoca, se ríe de mí, me insulta y yo le contestó a golpe de carboncillo y derramando líquidos y caminando sobre ella… Cuando creo que ya no puedo más, la dejo que respire que se calme y en un rato me acerco y sigo pintando… Es como un caballo salvaje que debo domar y se hace difícil la tarea. Entonces, cuando parece que ya está, de repente derramo el blanco limpio encima y borro todo dejando imágenes fantasmas que sobresalen y así vuelvo a empezar desde cero. Porque no me gustaba lo que tenía hecho antes, porque no sentía que salía desde mis entrañas. Y así enloqueces, te aferras a conseguirlo y las tripas te rugen y el corazón corre a mil, como si quisiera salirse… Y sólo, sólo cuando sientes que se calma algo en tu interior decides parar… Pero no todos los días son así, el hechizo no siempre funciona, y eso me entristece).

Quelle musique écoute-vous en travaillant ?

J’essaie de choisir la musique en fonction du moment. Quelque chose qui va bien avec ce que je suis en train de faire, qui provoque les sensations nécessaires à la création. C’est un stimulant qui te délasse et te transporte. La  main commence alors à bouger au rythme de  la musique et l’esprit se plonge dans l’ambiance. J’écoute de tout , des opéras de Wagner au heavy metal , la tendance ou le style n’a aucune importance , ce qui est important c’est ce que ça réveille en toi quand tu écoutes quelque chose.La musique est un outil, un moyen pour réveiller ces substances que nous avons dans le cerveau, celles qui te font voir,sentir, halluciner et démasquer ce qui est en toi. C’est ma drogue, mon truc , ma recette…
Parfois je reste avec la toile blanche et je passe des heures à écouter la musique jusqu’à visualiser la première tache sur cette toile blanche.

( Intento escoger una música para la ocasión. Algo que encaje con lo que hago, que provoque las sensaciones necesarias para la creación. Es como un estimulante o una droga que te recrea y te traslada. Entonces la mano comienza a moverse con la música y la mente se sumerge en ese ambiente. Escucho de todo, desde las óperas de Wagner hasta el más crudo heavy metal, y es que no importa la tendencia o el estilo, sino lo que despierta en ti cuando la escuchas. La música es una herramienta, un medio, para despertar esas sustancias que tenemos en el cerebro y son las que te hacen ver, sentir, alucinar y desenmascarar tu interior. Esa es mi droga, ese es mi trampa, mi fórmula…En ocasiones tengo el lienzo en blanco y paso horas escuchando la música hasta que visualizas la primera mancha sobre la inmaculada tela).

Quel Livre aimez-vous relire ?

“Crimes et Châriments” de Dostoievski.

Quels travaux domestiques vous rebutent le plus ?

Mettre la housse de couette .

(Poner la funda al edredón).

De quels artistes vous sentez-vous le plus proche ?

Ça m’ennuie parce qu’il est assez jeune  et proche pour qu’on me  compare à lui  , bien que je ne le connaisse pas personnellement : Miguel Barcelo

( Me fastidia porque es lo bastante joven y cercano como para que te comparen con él, aunque no le conozco personalmente: Mikel Barceló.


Quel cadeau aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?

Vraiment ? Non je préfère le garder. Mais merci.

(¿De verdad? No, prefiero guardármelo. Gracias de todos modos).

Que défendez-vous ?

Etre, la liberté d’être.

(Ser, la libertad de ser).

Que vous inspire ces mots de Lacan « aimer c’est  donner quelque chose que vous n'avez pas à quelqu'un qui n’en veut pas » ?

Ça me semble pessimiste , ou mieux romantique bien que je ne le prenne pas comme une vérité absolue. Donner de façon inconditionnelle , sans attendre rien en échange m’inspire, donner parce que tu sais combien ça coûte de l’avoir, parce que toi non plus tu ne l’as pas…..

(Me resulta pesimista, o mejor romántico, aunque no la creo una verdad absoluta. Me inspira dar de forma incondicional, sin esperar nada a cambio, dar porque sabes cuánto cuesta tenerlo porque tú tampoco lo tienes...

Et celle de W. Allen: « la réponse est Oui, mais qu’elle était la question » ?

Je crois que cette phrase est une blague, mais en fait on doit accepter tout ce que nous donne la vie tel que ça vient. Nous devons simplement jouer en bougeant les pions qui nous ont été donnés et ceux que nous avons gagnés en cours de route.

(Creo que esta frase es una broma, pero la verdad es que debemos aceptar todo lo que la vida nos da tal y como llega. Simplemente tenemos que jugar moviendo las fichas que nos tocó y las que hemos ganado sobre la marcha.  No tiene sentido cuestionarnos y aferrarnos al pasado o a lo que ya no está, debemos aceptar lo que somos para vencer lo que está por llegar).