Jo Vargas : le site



Art et Fiscalite, Droit Fiscal de l'Art 2011
par Véronique Chambaud

La fiscalité française de l'art est de plus en plus complexe. A la multiplication des réglementations s'ajoutent les difficultés nées de la qualification fiscale des activités artistiques et des oeuvres d'art. Cet ouvrage, entièrement mis à jour, donne les repères indispensables pour comprendre et utiliser le droit fiscal de l'art. Il clarifie les problématiques de la fiscalité du marché de l'art et examine les obligations et impositions des intervenants culturels, tant professionnels qu'amateurs. Il présente les mesures de soutien à la création artistique et en évalue l'incidence sur le statut fiscal des artistes selon leur spécialité (plasticiens, photographes, graphistes). Il étudie les régimes fiscaux spécifiques de l'art tels que l'imposition des revenus artistiques, de l'atelier d'artiste, l'achat d'oeuvres à un artiste, le mécénat culturel, la vente d'art sur l'Internet, l'acquisition de trésors nationaux, la taxation des ventes publiques, la TVA sur les oeuvres d'art, l'imposition des plus-values de cession d'oeuvres d'art, le régime de l'ISF, la transmission d'oeuvres d'art, la dation en paiement, etc. Il fournit des exemples chiffrés, des tableaux synthétiques récapitulant les choix fiscaux, des barèmes, des formulaires de déclaration, des décisions de jurisprudence essentielles. Il réunit les textes sources utiles, législatifs et réglementaires, facilitant l'accès à la matière. Méthodique et pratique, cet ouvrage apporte aux professionnels de l'art, aux artistes, aux collectionneurs et à leurs conseils, les éléments d'action et de réflexion nécessaires à leurs obligations et décisions fiscales. » disponible chez Amazon


Le petit interview intempestif de : JO VARGAS
par Jean-Paul Gavard-Perret

 

Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ?
Le matin ? Soyons claire et franche : rien, mais rien de rien ! Le midi, c'est pas tellement mieux. Disons, le surmoi. L'idée inquiétante de ne plus jamais se lever.

Que sont devenus vos rêves d'enfant ?
Je ne me souviens pas de rêves précis, bien dessinés, anticipatoires. Je ne me voyais pas adulte, et d'ailleurs je ne suis pas devenue ce qu'on appelle un adulte. Donc, si rêve il y a : réalisé.

A quoi avez-vous renoncé ?
A rien je crois. Ou peut-être, à être autre chose que moi-même ( quel ennui, soi-même ! ), mais non même pas.

D'où venez-vous ?
C'est la question clef, avec "qui êtes-vous ?" et "où allez-vous ?" . Au fond, je crois que je détesterais avoir la réponse, et ne plus avoir à me poser la question.

Qu'avez-vous reçu en dot ?
Le tabouret de peintre de mon arrière grand-mère mais surtout ma soeur jumelle.

Qu'avez vous dû "plaquer" pour votre travail ?
La réalité.

Un petit plaisir - quotidien ou non ?
Les clops bien sûr, parfaites : si facile d'accès.

Qu'est-ce qui vous distingue des autres artistes ?
Rien, je crois. Ou ce qu'il reste d'irrépressiblement, intimement, secrètement enfantin, dans l'amour qu'un peintre porte à la peinture.

Où travaillez vous et comment ?
A l'atelier, où je travaille et vis. Comment ? Eh bien, comme cela se fait rare, disons-le, avec des pinceaux. Quels pinceaux, pourquoi, comment, tout le truc - si long à raconter - est là. Et sinon je tente de faire remonter à la surface, à l'air libre, des images qui semblent enfouies au fond du cerveau comme au fond d'une eau opaque. Tout le truc est là aussi, et celui-ci ressemble presque à un cauchemar éveillé, car c'est une affaire de fous que de fabriquer des images mentales.

Quelles musiques écoutez-vous en travaillant ?

Presque que de la musique classique, beaucoup d'opéra.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
J'hésite entre "Au dessous du Volcan", le Journal de Virginia Woolf, et la correspondance de Flaubert

Quel film vous fait pleurer ?
Le cinéma ne me fait pas tellement pleurer. D'ailleurs, je ne comprends pas pourquoi il me fait moins pleurer que la musique ou même la peinture. Je dirais Pandora d'Albert Lewin et Chaplin.

Quand vous vous regardez dans un miroir qui voyez vous ?
Je me vois mais, dans la mesure du possible, j'essaye de ne pas me regarder. Quand ça rate, je regarde quelqu'un de vaguement connu, qui à l'air d'être toujours dans la salle de bain en même temps que moi !

A qui n'avez-vous jamais osé écrire ?

A Witold Gombrowicz (évidement, il était déjà mort )

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Tolède et Brasilia.

Quels sont les artistes dont vous vous sentez le plus proche ?
Gustav Malher. El Greco. Schubert. Chirico. Rousseau. V.Woolf. Bacon. Basquiat. Tintoret. Garbo. Hemmigway. Ava Gardner. Cioran. Bernstein. Callas... non, il y en a trop, ça prendrait 10 lignes... ma soeur Fred Vargas.

Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Franchement, une grande boîte de crayons de couleurs, comme autrefois.

Que défendez-vous ?

La libre pensée je crois pour résumer.

Que vous inspire la phrase de Lacan : "L'Amour c'est donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas"?
C'est très beau, implacable, très violent, presque atroce mais tellement intelligent.. Tellement drôle aussi, comme tout sacrilège.

Enfin que pensez vous de celle de W. Allen : "La réponse est oui mais quelle était la question ?"
S'il avait écrit " La réponse est non, mais quelle est la question ?" j'aurais sauté de joie. Je conserve donc comme préférée sa phrase suivante, assez proche : " J'ai des questions à toutes vos réponses". Phrase que j'aime tant qu'elle est écrite sur mon mur.