Lukas KANDL

Un grand artiste contemporrain
d'origine tchèque

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la chronique de JPGP


Art-thérapie : La peinture qui guérit
Michèle Curinier

Sous la forme d'un bref récit poétique, mêlant son itinéraire à celui des personnes qu'elle accompagne, l'auteur nous initie à la pratique de l'art-thérapie, ici la peinture thérapeutique. Elle nous montre comment l'acte créateur bouscule le fondement même de l'être. Le geste nécessite une liberté intérieure qui ne peut être fabriquée par la pensée. Il s'agit d'un chemin à parcourir où les sens nous ouvrent à la créativité et à la spiritualité. Le corps, le mental et l'âme peuvent s'accorder, faisant sauter les verrous de la dualité qui nous morcellent. Si la voie thérapeutique conseille de regarder ses blessures pour mieux les surmonter, c'est en reconnaissant les forces qu'elles ont fait naître en nous, que nous pourrons guérir et retrouver la vie. C'est dans une approche multidimentionnelle de l'être humain, une approche moins fragmentée de la médecine, de la psychologie et de la spiritualité, que l'on peut retrouver la joie en nous, l'élan vital qui guérit le corps et l'esprit, conduisant à notre véritable " moi ".
l'auteure
Michèle Curinier est une artiste au parcours atypique. Installée dans le Dauphiné, elle renonce à une belle carrière et renoue, vers l'âge de trente ans, alors qu'elle est mariée et mère de famille, avec un rêve : la pratique de l'art pictural. Très vite reconnue dans le milieu artistique où, grâce à l'édition d'art et aux galeries, ses œuvres se vendent en France et s'exportent, elle ouvre un atelier d'expression où elle est rapidement confrontée au mal être et à la détresse intérieure de ses élèves devant l'acte créateur qui révèle nos failles. La pratique de nombreuses années de yoga, l'étude des grands maîtres spirituels de l'Inde et des grands mystiques chrétiens l'ont solidement ancrée dans une spiritualité en quête d'unité. Une formation d'analyste transpersonnelle l'a conduite tout naturellement vers l'art-thérapie. Elle anime des sessions et des conférences, aboutissement fructueux de ses longues années d'expérience.
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Le petit interview intempestif de Jean-Paul Gavard-Perret : LUKAS KANDL


Lukas KANDL

Qu’est-ce qui vous fait lever le matin ?
L'envie irrésistible de retrouver la lumière et de quitter les ténèbres; la lumière sans laquelle l'artiste ne peut pas travailler et l'homme ne peut pas exister.


Que sont devenus vos rêves d?enfant ?
J'ai rêvé d'être cowboy ou chirurgien. Je ne suis pas très sûr d'avoir réussi dans ces domaines, même si j'ai d'excellents réflexes et l'amour (chirurgicale) du détail réussi.


A quoi avez-vous renoncé ?
A jouer au piano car j'étais trop émotif. Je transpirais énormément et ma professeur n'aimait pas ça.

D’où venez-vous ?
Probablement d'une autre dimension.

Qu'avez vous dû "plaquer" pour votre travail ?
Eventuellement devenir cuisinier avec une petite étoile, mais les amis viennent assez souvent avec une bouteille de derrière les fagots pour se régaler à la maison.

Qu’est-ce qui vous distingue des autres artistes ?
Le champ illimité de l'inspiration, nécessitant un temps proche de l'infini pour réaliser tous mes projets. Mais j'attends mon anniversaire avec impatience!

Où travaillez vous et comment?
Dans une pièce ma servant de lieu de travail, mais depuis quelques semaines dans un véritable atelier qui est pratiquement terminé et qui a les caractéristiques classiques: la lumière du nord, une hauteur sous plafond de 4m et suffisamment grand pour faire des tableaux de 5x3m.
L'après midi, jusqu'à la soirée, est consacrée à la peinture.

Quelles musiques écoutez-vous en travaillant ?
En général la musique classique, mais aussi le jazz traditionnel.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
Les Métamorphoses de Kafka.

Quelles taches ménagères vous rebutent le plus ?
Faire la vaisselle. C'est pour ça que, quand je la fais, je m'applique admirablement.

Quels sont les artistes dont vous vous sentez le plus proche ?
Dans un désordre extraordinaire: Bosch, Fuselli, Brueghel, Arcimboldo, Goya, Gaudi, Leonardo da Vinci, Mozart, Chopin, Kafka, Baudelaire.

Qu’aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Le temps qui me permettra de réaliser des projets sublimes, le temps nécessaire pour réaliser complètement tous les projets qui m'ont traversé, traversent et traverseront l'esprit


Que défendez-vous ?
Le beau métier.

Que vous inspire la phrase de Lacan : "L'Amour c'est donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas"?
Pour contrer Lacan je dirai que l'Amour c'est donner quelque chose qu'on a en abondance à quelqu'un qui veut bien s'y noyer.


Et celle de W. Allen : "La réponse est oui mais quelle était la question ?".
Il est absolument indispensable qu'on pose les questions, qu'on se pose des questions, et le NON a autant de droit que le OUI, le noir et le blanc, ainsi que la séparation entre les deux, cette ligne extrêmement fine, remplie de doutes, des doutes du moment, cet échiquier de la vie que chacun joue d'une façon personnelle.