Michel Alexis

» le site

Michel Alexis peint depuis toujours. Surdoué, diplômé d'une grande école, le peintre quitte Paris où il est né pour s'exiler dans un hameau isolé de Savoie.
Entre quelques voyages autour du monde il y séjourne près de dix ans et commence ses gravures de signes imaginaires sur de grandes surfaces de plâtre inspirées par ses dérives en Orient et la découverte du Musée de l'Art brut de Lausanne.
Les pages recouvertes de signes laissés par les « fous » comme les murs couverts de glyphes produisent chez lui des sensations qu 'il ne va avoir de cesse de reprendre à son compte.
Laissant la Savoie pour New York l'artiste continue son travail en changeant de matière : le plâtre est remplacé par l'acrylique. Dès 1991, « Stein's Diary » créé à partir d'un texte de Gertrude Stein retient l'attention critique. L'artiste expose ensuite à la galerie Stephan Haler de New York (« Epigrams ») puis aux galeries Isabelle Gounod à Paris (« Stolen Diaries », 2006), Ruth Bachofner à Santa Monica (« Syllabary » 2008) et Heriard-Cimino, à la Nouvelle-Orléans ( « Brooklyn Epigrams » 2009).

Mi chel ALEXIS
Léda et le Signe
Du 9 juin au 21 juillet 2012.
Galerie Isabelle Gounod




Le petit interview intempestif de : MICHEL ALEXIS 
par Jean-Paul Gavard-Perret

 

Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ?
L'odeur du pain grillé

Que sont devenus vos rêves d'enfant ?
Je rèvais d'être Bob Dylan; j'ai du me tromper quelque part.

A quoi avez-vous renoncé ?
A faire fortune.

D'où venez-vous ?
De Saint-Mandé: une banlieue parisienne paisible avec des pelouses interdites, des canards, et une ile mystèrieuse, au milieu d'un lac.

Qu'avez-vous reçu en dot ?
?

Qu'avez vous dû "plaquer" pour votre travail ?
Sans doute une carrière tranquille, dans l'administration, j'ai passé un diplome pour ca.

Un petit plaisir - quotidien ou non ?
La sieste, très quotidienne.

Qu'est-ce qui vous distingue des autres artistes ?
Je me rase tous les jours, je bois peu, j'évite de parler de mes "expo de groupe".

Où travaillez vous et comment?
Sur les docks de Brooklyn, en face de Manhattan; Je travaille seul, lentement, en rythme avec les allées-venues des cargos sur East River.

Quelles musiques écoutez-vous en travaillant ?
Pas de musique quand je peins, mais je m'arrête souvent pour jouer du piano ( toujours aussi mal).

Quel est le livre que vous aimez relire ?
Je n'aime pas relire, à part la poésie: Baudelaire, Mallarmé, Gertrude Stein.

Quel film vous fait pleurer ?
Les lumières de la ville.

Quand vous vous regardez dans un miroir qui voyez vous ?
Je crois que je me reconnais encore à peu près.

A qui n'avez-vous jamais osé écrire ?
A un public anonyme, c'est pour celà que je peins.

Quel(le) ville ou lieu a pour vous valeur de mythe ?
Los Angeles, pour l'océan et la plage, déserte les jours de semaine.

Quels sont les artistes dont vous vous sentez le plus proche ?
Jonathan Lasker, il est proche et diamètralement opposé à la fois.

Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Sans idée, comme toujours.

Que défendez-vous ?
Le surgissement de l'inconscient dans la vie quotidienne.

Que vous inspire la phrase de Lacan : "L'Amour c'est donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas"?
J'entends la musique de "Je t'aime, moi non plus"

Enfin que pensez vous de celle de W. Allen : "La réponse est oui mais quelle était la question ?".
Ah bon? Je croyais que Marilyn l'avait dit (ou alors je prefère penser que c'est elle).