NICOLE VALENTIN
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Artistes : 1001 conseils
pour mieux vendre vos oeuvres
de Céline Bogaert

Produire un travail artistique de qualité ne suffit pas pour en vivre. Vendre son art est un véritable métier et les démarches à accomplir sont nombreuses. Il faut notamment : se faire connaître, trouver des financements, des partenaires, des clients, les fidéliser, choisir une structure juridique, établir les déclarations légales, gérer ses ventes.
A travers ce guide, vous trouverez des astuces et des réponses à vos questions concernant : les formations, les subventions, le mécénat et le sponsoring, les outils efficaces pour développer votre notoriété, les relations avec vos différents publics et clients, les déclarations obligatoires, la facturation, la protection de vos oeuvres.
Les textes de ce guide sont illustrés par de nombreux exemples et modèles (demande de subvention, communiqué et dossier de presse, fichier clients, dossier de diffusion, contrats, facture…) et assortis d'un précieux carnet d'adresses (contacts administratifs, organismes délivrant des aides et subventions, associations de promotion et d'accompagnement des artistes...).

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Le petit interview intempestif de : NICOLE VALENTIN
par Jean-Paul Gavard-Perret


Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ?
Un désir, un livre, une perception de la nuit, l'envie de faire, de voir poindre le jour, se dissiper la brume, de frôler la terre, de sentir mon corps.

Que sont devenus vos rêves d'enfant ?
Je n'ai jamais eu de « grands rêves » d'enfant, mais plutôt des univers, des ailleurs, des questionnements, qui ne m'ont jamais quittée.

A quoi avez-vous renoncé ?
À tout ce qui ne m'intéresse pas, à ce monde bien pensant, bien rangé, conditionné et mécanique.

D'où venez-vous ?
De nul part, je ne sais pas… Du ventre de mon père et de ma mère.

Qu'avez vous dû "plaquer" pour votre travail ?
Rien d'important.

Qu'est-ce qui vous distingue des autres artistes ?
Ce n'est pas à moi de le dire.

Où travaillez vous et comment ?
Le plus souvent à Paris, dans l'appartement, qui doucement mais sûrement se transforme en atelier. Je me suis installée, pour la sculpture, sur des palettes trouvées dans la rue, autour desquelles, je dispose : les sacs de sable et de ciment, mon auge, de la terre à modeler, du bois, les fers à béton, les pigments… Ou, à la campagne, en plein champs dans un espace ouvert sur le bocage et la forêt de Tronçais.

Quelles musiques écoutez-vous en travaillant ?
En travaillant, rarement de la musique, soit elle m'envahit, soit je l'oublie, elle a ses propres moments. J'écoute les bruits du silence, mes résonances intérieures.

Quel est le livre que vous aimez relire ?
Je n'ai pas un livre, mais des livres qui m'accompagnent, puis se ferment, d'autres s'ouvrent. Les importants restent, je les vois, les touches : ils respirent ; je relis un titre, un nom, parfois une phrase, un passage et peut-être… En ce moment, une approche de Deleuze ; Nietzsche, que j'avais jeune, violemment fermé en lisant « Si tu vas chez la femme, n'oublie pas ton fouet » (Ainsi parlait Zarathoustra).Je découvre Ponge que je n'ai pas lu ; à nouveau Artaud qui ne m'a jamais quitté ; un KafKa La colonie pénitentiaire, un Beckett Watt ; le plaisir de Proust qui, autrefois m'ennuyait… Pour qui fait l'effort de lire c'est inépuisable et pourtant cela m'est arrivée de dire : je ne sais pas quoi lire ? Allez savoir !

Quelles taches ménagères vous rebutent le plus ?
La serpillière, j'ai mes raisons.

Quels sont les artistes dont vous vous sentez le plus proche ?
Je n'aime pas faire des listes, c'est quelque chose qui semble exhaustif et par ce fait enferme, clos. Je dirais pour me situer, avec une pensée envers les anciens : pour la sculpture, Chillida, Giacometti, Abakanowicz ; pour la peinture, Bacon, Kiefer, Rothko, Picasso, Ernst ; pour ses installations, Kounellis.

Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ?
Des couleurs.

Que défendez-vous ?
Le droit à la différence

Que vous inspire la phrase de Lacan : "L'Amour c'est donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas"?
Que l'amour, c'est ni donner, ni recevoir, c'est être. Que l'amour, c'est l'un et l'autre, c'est aimer l'autre en tant qu'autre et non comme une image de soi, non comme une chose. C'est une rencontre, une rencontre à Deux avec ses différences, c'est une union fusionnelle en dehors du monde fonctionnel et qui prend toute sa contenance, toute sa vérité dans le temps.

Et celle de W. Allen : "La réponse est oui mais quelle était la question ?".
Rien, sinon de l'inconsistance, de l'indifférence, W. Allen ne m'intéresse pas et son humour m'ennuie.