STYLES et MOUVEMENTS ARTISTIQUES
ART BRUT



Jean Dubuffet : "ciseaux V" (1967)

(AllPosters)
Actuellement, il n'est plus possible de mépriser ou d'ignorer l'art des visionnaires, créateurs populaires, spiritualistes, reclus, " fous " et marginaux. Direct, spontané, cet art se caractérise par une invention d'une rare fraîcheur. L'un des premiers à accorder de la valeur et à collectionner de telles œuvres fut Jean Dubuffet. Pour celles qui, selon lui, représentaient " la forme la plus pure de la création ", il inventa le terme d'art brut : brut parce qu'il n'a pas été transformé par la culture et qu'il est directement issu de la psyché. Un art à vif, comme on le dit d'un nerf. Cinquante ans plus tard, l'enthousiasme ne s'est pas estompé, loin de là, et diverses terminologies définissent aujourd'hui une expression créatrice qui se situe en dehors du monde de l'art conventionnel.

« des ouvrages exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquels le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part, de sorte que leurs auteurs y tirent tout (sujets, choix des matériaux mis en œuvre, moyens de transposition, rythme, façons d’écritures, etc.) de leur propre fond et non des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode ». - Jean Dubuffet

Artistes représentatifs :
Giovanni Abrignani, Armand Avril, Benjamin Bonjour, David Braillon, Ferdinand Cheval (le facteur Cheval), Aloïse Corbaz, Fleury-Joseph Crépin, Jean Dubuffet Jules Doudin, Paul Duhem, Madge Gill, Ted Gordon, Martha Grünenwaldt, Johann Hauser, Raphaël Lonné, Augustin Lesage, Edmund Monsiel, Heinrich Anton Mueller, August Natterer, Aleksander Pavlovitch Lobanov, Camille Renault, André Robillard, Friedrich Schroeder-Sonnenstern, Théo, Josef "Pépé" Vignes, August Walla, Aloys Wey, Scottie Wilson, Josef Wittlich, Adolf Wölfli, Carlo Zinelli

Thèmes proches : art naïf, art singulier, figuration libre


Quoi de commun entre la tasse à poil de Meret Oppenheim, les créatures cauchemars de Jérôme Bosch, les têtes composées d'Arcimboldo, le porte-bouteilles de Marcel Duchamp, le piano emballé de feutre de Joseph Beuys, les grimaces de Messerschmidt ou les grands masques papous, les géants stupéfiants de Ron Mueck ou les pelures de peluches d'Annette Messager ? Rien à première vue, si ce n'est le charme bizarre de ces œuvres. L'Art bizarre ! propose d'approcher ces pièces hors normes, d'une inventivité inouïe, souvent en marge des canons de leur époque. Ce florilège de l'étrange fait ainsi défiler les monstres et merveilles produits par des créateurs, célèbres ou anonymes, fous ou sains d'esprit. Chaque siècle voit éclore des œuvres extravagantes qui nous font chavirer l'âme et les sens ou parfois... nous font éclater de rire.
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ALOÏSE CORBAZ
ALOÏSE ET LE THEÂTRE DE L'UNIVERS par Jacqueline Porret-Forel



Internée pour schizophrénie durant quarante-six ans - de 1918 à sa mort en 1964 -, Aloïse n'est connue du grand public que par l'image qu'en a donnée Delphine Seyrig dans le beau film de Liliane de Kermadec. Celui-ci s'attache avant tout aux circonstances de la vie asilaire et laisse dans l'ombre les dons créateurs d'Aloïse. Sa prodigieuse activité de peintre fut pourtant l'essentiel de son existence tout au long de son internement. La peinture a donné corps et vie - dans un monde intemporel - à cette femme que la maladie et la réclusion avaient laissée comme morte à elle-même et au monde naturel ancien d'autrefois'. Schizophrène, Aloïse fut une artiste à part entière, dont les fonctions créatrices furent paradoxalement libérées et enrichies par les contraintes de la maladie. La morphologie de son art, qui échappe à toute classification, ne révèle aucune trace morbide, alors que la structure profonde de l'oeuvre, d'une extrême complexité, ne peut être saisie qu'à la lumière d'une cosmogonie irrationnelle et fantastique, qui abolit le temps et l'espace, et modifie indéfiniment la substance de l'être.
Jacqueline Porret-Forel in "ALOÏSE ET LE THEÂTRE DE L'UNIVERS"
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Librairie Arts-up
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L'Art brut : L'art outsider et au-delà
de John Maizels


Dans L'Art Brut, John Maizels retrace l'histoire de la reconnaissance et de l'étude de cet art tout en examinant les différentes théories et les définitions qu'il a suscitées. Il étudie en détail l'œuvre d'artistes, qu'il s'agisse de maîtres de l'art brut comme Adolf Wölfli et Aloïse Corbaz ou de représentants du folk art américain aussi doués que Bill Traylor et Mose Tolliver. Il consacre plusieurs chapitres aux grands environnements visionnaires et présente un panorama mondial de ces réalisations, qu'il s'agisse des Watts Towers de Rodia à Los Angeles, du Palais idéal du Facteur Cheval, dans le sud de la France ou de l'étonnant parc de sculptures de Nek Chand, dans le nord de l'Inde. L'Art brut est le guide indispensable et sans précédent de l'art autodidacte et constitue un fascinant témoignage de la créativité humaine. L'ouvrage retrace cette histoire à grands traits, moins soucieux d'entrer dans le détail des analyses psychiatriques et esthétiques que de témoigner par l'image de la diversité et de la puissance de ces créations, sous la forme d'un catalogue encyclopédique des artistes. Ce à quoi il réussit parfaitement. " Le Monde. " John Maizels réhabilite, en une somme de 240 pages, cet art de visionnaires et de créateurs populaires longtemps ignoré ou méprisé. " La Tribune des arts. " Un magnifique hommage à un art non conventionnel. " Le journal du dimanche

Biographie de l'auteur
John Maizels est le rédacteur en chef du magazine Raw Vision. C'est l'in des plus grands spécialistes de l'art outsider et de l'art autodidacte. Roger Cardinal est professeur d'études littéraires et visuelles à University of Kent. Il est l'auteur de l'ouvrage fondateur Outsider Art



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