STYLES et MOUVEMENTS ARTISTIQUES
ORIENTALISME


L'orientalisme procède d'une admiration pour la culture orientale qu'elle soit du maghreb, du proche orient, du moyen orient ou de l'extrême orient.
Il a été un des grands mouvements de l'art occidental au XVIIIème et XIXème siècle.

L'art orientaliste ne correspond à aucun style particulier et rassemble des artistes aux oeuvres et aux personnalités aussi différentes et opposées que Horace Vernet, Ingres, Delacroix, Chassériau, Gérôme, Fromentin, Liotard...etc jusqu'à Renoir (avec sa fameuse "Odalisque" de 1884) ou même Matisse et Picasso au tout début du 20e siècle. C'est donc plutôt un thème (assez vaste) qui parcourt les différents mouvements picturaux de cette période.

La fin de l'empire français a marqué la fin del'école orientaliste en tant que telle mais d'excellents peintres d'inspiration orientaliste ont depuis pris le relais, notamment dans les pays du Maghreb.

Le mouvement de l'orientalisme

Artistes représentatifs :
Horace Vernet, Delacroix, Chassériau, Gustave Guillaumet, Jean-Léon Gérôme, Léon Belly, Jean-Joseph Benjamin-Constant, Georges-Antoine Rochegrosse, Ingres pour une part, ...
Ingres pour une part.



Gustave Guillaumet
"Prière du soir dans le Sahara " (1863)

Gustave Guillaumet, né en 1840 à Paris, s'intéressait beaucoup aux paysages et à leur mise en valeur. A un époque où la France découvrait l'Algérie, sa population et son mode de vie, Guillaumet fut fasciné par la beauté du désert. Son travail allait marqué un tournant un tournant dans l'orientalisme du XIXe siècle.


Jean-Léon Gérôme

Marché aux tapis

Eugene Delacroix

Femmes d'Alger dans leurs appartments(1834)

Librairie Arts-up
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Orientalisme
de Christine Peltre


L'orientalisme, dont le voyage est l'atelier, se définit d'abord par l'exploration de territoires inscrits, pour l'essentiel, dans les limites de l'Empire ottoman. De Delacroix à Paul Klee, en privilégiant l'expression française, cet ouvrage retrace les étapes d'un mouvement artistique multiforme dont on reconnaît de plus en plus l'importance. " Le monde est moins réel que ce qui active notre vie intérieure ", écrit dans La Voie cruelle Ella Maillart, l'une des grandes voyageuses du XXe siècle. Cette rencontre entre l'intime et l'étranger, entre l'autre et le même, définit la pratique itinérante et s'applique aussi à l'orientalisme. Loin d'être seulement le fruit d'une lecture de cartes ou des fluctuations de tendances, ces œuvres sont au croisement de territoires objectifs et d'imaginaires sculptés par un milieu. Les confrontations entre l'ici et l'ailleurs suscitent, au travers de filtres culturels, des regards propres aux artistes d'Occident, qui sollicitent aujourd'hui nos interprétations.

L'auteur
Christine Peltre est professeur à l'université Marc-Bloch de Strasbourg, où elle dirige l'Institut d'histoire de l'art. Agrégée de Lettres classiques, elle a travaillé sur le voyage des artistes français en Grèce au XIXe siècle (Retour en Arcadie, Klincksteck, 1997). Elle a publié plusieurs ouvrages sur l'orientalisme, notamment L'Atelier du voyage, Les peintres en Orient au XIXe siècle (Gallimard-Le Promeneur, Paris, 1995), Les Orientalistes (Paris, Hazan, 1997), Théodore Chassériau (1819-1856) (Gallimard, Paris, 2001), le Dictionnaire culturel de l'orientalisme (Paris, Hazan, 2003). Elle a également participé au catalogue de la rétrospective de Théodore Chassériau (2002, Paris-Strasbourg-New York) et à plusieurs manifestations de l'Institut du monde arabe à Paris : " Le Maroc de Matisse " (1999), " Jacques Majorelle 1886-1962 " (1999), " Chevaux et cavaliers arabes en Orient et en Occident " (2002), " De Delacroix à Renoir : l'Algérie des peintres " (2003).


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