Mouvements artistiques

Proto-Renaissance - Duecento et Trecento


Autour de Giotto
par Carlo Volpe



Le long parcours de la manière très douce et si unie de la peinture du Trecento

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Ambrogio Lorenzetti

La pré-renaissance ou proto-renaissance commence vers le milieu du 12ème siècle (Duecento) dans une Italie du Nord riche et prospère.

A partir de 1150, lentement mais surement, des changements importants vont apparaître dans les arts. Les premiers signes visibles concernent la sculpture. Les visages des statues dans les églises sont plus réalistes et s'éloignent des figures stylisées qui avaient cours jusqu'alors. La peinture suit cette évolution. Certes, l'essentiel des thèmes abordés restent religieux et presque chaque tête peinte a encore son halo mais en y regardant de plus près, on voit les signes du changements par rapport à l'art médieval avec plus de réalisme dans les expressions.

Le Trecento qui correspond au XIVe siècle italien sera marqué par l'abandon progressif du formalisme de l'art byzantin et l'apparition d'un style nouveau associé à la Rome antique. Giotto, peintre et architecte toscan et auteur de fresques de la vie de Saint François à Assise, sera l'un des précurseurs de cette "Renaissance". Plusieurs grands peintres siennois, parmi lesquels Simone Martini, les frères Ambrogio et Pitro Lorenzetti, contribueront à l'essor d'un traitement plus proche et plus naturels des sujets traditionnels.

Artistes représentatifs :
Peintres : Cimabue, Duccio di Buoninsegna, Giotto, Simone Martini, Pietro Lorenzetti, Ambrogio Lorenzetti
Sculpture: Andrea Pisano

Simone Martini
Guidoriccio da Fogliano all'assedio di Monte Massi


reproduction disponible sur Allposters

Giotto
de Francesca Flores d' Arcais

La légende raconte que Cimabue aurait découvert Giotto di Bondone, fils de paysan, au moment où il dessinait les brebis de son troupeau sur les rochers... Curieux itinéraire pour cet artiste à cheval entre les XIII et XIVe siècles. Rien n'est moins sûr que cette douce légende, mais peu importe. Il n'en reste pas moins vrai que Giotto a été le rénovateur, en son temps, de la peinture occidentale, qu'il tourna résolument du côté du réalisme, se détachant du hiératisme byzantin. Un espace en trois dimensions qui rend compte du mouvement des personnages, un travail sur la lumière, sur la couleur. Ce Giotto, (auparavant paru aux éditions Citadelles et Mazenod et présenté dans une nouvelle traduction du texte révisé), retrace justement le parcours artistique de l'homme dans sa chronologie. Les scènes de la vie de saint François à Assise, les œuvres pour la basilique Sant'Antonio de Padoue, celles de l'église Santa Croce à Florence... des années de formation à la maturité bien affirmée. Autant d'œuvres qui révèlent tout le sens de la lumière et de l'emploi des couleurs chez Giotto. Dans les démons chassés, des monstres colorés s'envolent au-dessus des toits représentés en cascade, dans L'Assomption de saint Jean l'évangéliste, il habille ses modèles de teintes roses ; dans le polyptyque Baroncelli, il atténue l'effet du clair-obscur pour rendre la légèreté de ses personnages... La force de Giotto réside justement dans l'impression de vie laissée au spectateur, dans la variation des couleurs tendres, des chromatismes clairs. Embrassant la vie et l'œuvre de l'artiste, cet ouvrage largement illustré, fidèle aux couleurs des œuvres, rend compte des dernières restaurations. C'est assurément un plaisir émotionnel qui s'ajoute.
Céline Darner

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