Tribune libre

La tribune d’Arts-up est ouverte à tous : l'objectif est de promouvoir de réels échanges entre les artistes ou entre les artistes et leurs publics, dans un esprit constructif et courtois, mais en dehors de toute langue de bois.


Art-thérapie : La peinture qui guérit
Michèle Curinier

Sous la forme d'un bref récit poétique, mêlant son itinéraire à celui des personnes qu'elle accompagne, l'auteur nous initie à la pratique de l'art-thérapie, ici la peinture thérapeutique. Elle nous montre comment l'acte créateur bouscule le fondement même de l'être. Le geste nécessite une liberté intérieure qui ne peut être fabriquée par la pensée. Il s'agit d'un chemin à parcourir où les sens nous ouvrent à la créativité et à la spiritualité. Le corps, le mental et l'âme peuvent s'accorder, faisant sauter les verrous de la dualité qui nous morcellent. Si la voie thérapeutique conseille de regarder ses blessures pour mieux les surmonter, c'est en reconnaissant les forces qu'elles ont fait naître en nous, que nous pourrons guérir et retrouver la vie. C'est dans une approche multidimentionnelle de l'être humain, une approche moins fragmentée de la médecine, de la psychologie et de la spiritualité, que l'on peut retrouver la joie en nous, l'élan vital qui guérit le corps et l'esprit, conduisant à notre véritable " moi ".
l'auteure
Michèle Curinier est une artiste au parcours atypique. Installée dans le Dauphiné, elle renonce à une belle carrière et renoue, vers l'âge de trente ans, alors qu'elle est mariée et mère de famille, avec un rêve : la pratique de l'art pictural. Très vite reconnue dans le milieu artistique où, grâce à l'édition d'art et aux galeries, ses œuvres se vendent en France et s'exportent, elle ouvre un atelier d'expression où elle est rapidement confrontée au mal être et à la détresse intérieure de ses élèves devant l'acte créateur qui révèle nos failles. La pratique de nombreuses années de yoga, l'étude des grands maîtres spirituels de l'Inde et des grands mystiques chrétiens l'ont solidement ancrée dans une spiritualité en quête d'unité. Une formation d'analyste transpersonnelle l'a conduite tout naturellement vers l'art-thérapie. Elle anime des sessions et des conférences, aboutissement fructueux de ses longues années d'expérience.
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Faire confiance au bon peuple
par Bernard Barraillé

 

La France fut une grande puissance industrielle. Elle ne l’est plus. La France fut une grande puissance coloniale. Elle ne l’est plus. La France fut une grande puissance militaire. Elle ne l’est plus. La France fut une grande puissance culturelle et intellectuelle. Elle l’est toujours et le sera longtemps à la condition que les créateurs ne soient pas transformés en petits fonctionnaires de l’art.
Molière, Voltaire, Verlaine, Renoir ou Berlioz n’ont pas eu besoin d’un ministre de la culture pour réaliser leur œuvre. Lorsque De Gaulle créa le poste, il chargea Malraux de sauvegarder avant tout les richesses du passé, de les valoriser et d’élargir le public culturel en aidant, par exemple et entre autres, le théâtre de Jean Vilar.
Aujourd’hui, les finances culturelles servent surtout à saupoudrer des créateurs bien dans l’air du temps et en tous points comparables à ceux que l’on trouve dans tous les pays. Qu’en restera-t-il dans un siècle ? Et où se cachent aujourd’hui les véritables novateurs ? Peut-être tout près de nous mais savons nous les voir ?
Heureusement, il y a des spécialistes pour remettre nos pendules à l’heure. Ainsi, Maïté Valles-Bled en sortant d’un oubli injuste Valtat, le précurseur du fauvisme, que la belle expo du Musée révèle au grand public. Il se confirme qu’en l’attirant à Sète, la municipalité a réussi le meilleur transfert culturel dont on pouvait rêver !
La dynamique conservatrice fait confiance au bon peuple qui, finalement, sait toujours  reconnaître les vraies valeurs. Parfois avec retard mais toujours avec bon sens.

Bernard Barraillé
email : bernard@lettredesete.fr - site :http://www.lettredesete.fr/

 

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