par Raymond ATTANASIO
Une réflexion sur le monde qui nous entoure et comment me situer en temps que peintre à l'intérieur de ce monde dont je fais quand même parti.
Le monde est régi par l'argent; tous les discours humanistes de nos dirigeants (politiques, syndicaux etc.) sont sans fondement si ce n'est celui de leur propre réussite et de leur propre pouvoir. Ils manipulent les foules en les rassurant.
L'artiste doit en être conscient afin de le dénoncer. Le but est la recherche d'un monde où l'épanouisement de l'homme, à travers la découverte de sa personnalité, est au centre de toute action.
Comment puis-je agir en tant que peintre pour expliquer et dénoncer ces discours manipulateurs?
Mon travail doit être basé sur les valeurs essentielles de l'homme: l'honnêteté, l'humanisme, l'humilité, la simplicité, l'émotion, le ressenti, la réflexion...
Tout ce que l'on entend, lit, sont des textes qui cachent la vérité, l'essentiel. Tout est basé sur l'argent.
Dans l'éxécution d'une oeuvre, je dois me placer dans la peau d'une personne qui découvre son monde intime et émotionnel. Une personne qui oublie toutes les idées futiles qu'on lui a martelé jusqu'alors afin d'essayer de se forger sa propre opinion et sa propre réflexion. Pour cela je dois me plonger dans ces valeurs que sont: l'humilité, le partage, le don, le ressenti, l'émotion et la simplicité. Le rapport avec la nature et l'espace temps.
Derrière toute pensée, discours, se poser la question: quel intérêt, quel profit cela rapporte à l'auteur de ces propos ?
Comment faire comprendre que le plus important, dans cette société du paraître, c'est de se découvrir soi-même ? Et à partir de là, mieux comprendre et dénoncer tous ces discours manipulateurs qui ne servent qu'à cacher la soif de l'argent et donc du pouvoir de quelques hommes sur le reste de l'humanité.
La vie humaine est longue et courte à la fois.
Le monde du peintre est un monde visible.
La peinture donne l'existence visible.
Le rôle du peintre est de projeter ce qui se voit en lui.
Entre lui et le visible (la toile peinte), le peintre vit dans la fascination et entre le visible et lui.
Miroir, renvoi de l'image peinte. C'est pourquoi tant de peintres ont dit que les choses (traces apparaissant sur la toile) les regardent.
Je dois sentir ce que c'est que mes pensées, mes émotions, mon ressenti qui me parlent et je suis attentif à l'écoute.
J'attends d'être intérieurement submergé, enseveli. Je peins pour surgir.
Ce qu'on appelle inspiration, doit être pris à la lettre.
Il y a vraiment inspiration et expiration de l'Etre.
Le peintre au moment où il vient d'acquerir un certain savoir faire, s'aperçoit qu'il a ouvert un autre champ où tout ce qu'il a pu exprimer auparavant est à redire autrement.
De sorte que ce qu'il a trouvé, il ne l'a pas encore, c'est encore à chercher; la découverte est ce qui appelle d'autres recherches.Raymond Attanasio
attanasio.raymond@aliceadsl.fr
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